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Images aléatoires

Mercredi 6 août 2008


1990, je passais mon bac, que j'obtenais. 1990, cela me semble déjà si loin alors que tout est encore assez proche dans mes souvenirs. 1990, j'étais lycéen au Lycée Lavoisier de Mayenne. 1990, je me cachais déjà sur les photos. 1990, de cette photo, je suis toujours proche de jérôme. 1990, j'étais dans la coalition (comme disais la chanson).

par Reivilo publié dans : Reivilo
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Jeudi 31 juillet 2008
La chanson "Les limites" de Julien Doré a permis de redécouvir la chanson de Serge Gainsbourg "Chez les yéyés". Le jeune vainqueur de la nouvelle star s'est inspiré (a totalement piqué) de l'idée du beau Serge.

La chanson de gainsbourg est un extrait d'un "Top à Jean-Pierre Cassel" de 1964. Et la mise en scène de ce petit clip est remarquable de rigueur, de justesse, et d'humour noir. Et voir le magnifique Jean-Pierre Cassel danser est un véritable régal.

Je vous laisse une petite vidéo Youtube.

par Reivilo publié dans : Musique
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Lundi 28 juillet 2008
Lorsque la nuit, je laisse de part la route
La Sologne, ses chemins au pins sans fin
Mes pas au galop ont le gout d'une joie courte
D'un bonheurs en pause, que la distance contraint

J'aimerai ne plus vivre ses instants que je redoute
Ceux qui en une seconde me font quitter le divin
Ces heures passées avec toi, à la douceur qui m'envoute
Pour qu'on se retrouve ces soirs, chacun de son côté de ravin

Mais pour toi je construirai un pont au ciel la voute
Un trait entre nous à jamais tracé, une vie, un chemin
Une liaison éternelle, sous mes pieds cette longue route
Qui me méne à toi, fort et heureux d'un amour sans fin


par Reivilo publié dans : Poésie
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Samedi 28 juin 2008
"Valse avec Bachir" d'Ari Folman est un film choc.
D'abord, par son sujet, le film est un documentaire précis, fouillé et documenté sur les massacres de palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila au coeur de la guerre du Liban qui ravagea les années 80 du Moyen-Orient.

Ensuite, par se forme, c'est un film d'animation mélangeant des images de synthèse, du collage, de la monochromie (un jaune envoutant). Le mariage de l'ensemble de ces techniques est splendide.

Enfin, par son genre, c'est un film de guerre très référencé "Apocalypse Now". Ari Folman dans plusieurs scènes montre son admiration pour le film de Francis Ford Coppola. Le tout donne l'un des grands films de l'année 2008.

Je ne suis pas allé voir "Valse avec Bachiré par envie, j'y suis allé par curiosité. Toute la presse cinéma avait crié au scandale au moment du palmarès de Cannes, car le film n'avait reçu aucun prix. Donc je suis allé voir l'oublié de Cannes. Et aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir été curieux. Je comprends les cris de la presse. Cette plongée d'un réalisateur Israëlien dans la mémoire de son pays, dans sa propre mémoire est magistrale. Ari Folman reconstruit souvenir par souvenir, interview après interview ce que son cerveau a enfoui  en son plus profond. Et le mélange entre réalité, phantasmes et imaginaire est une grande leçon de cinéma. "Valse avec Bachir" est un chef d'oeuvre. Il est indispensable à notre mémoire comme l'est "Nuit et Brouillard" d'Alain Resnais ou  "Apocalypse Now" de Coppola. C'est un témoinage à voir impérativement.
par Reivilo publié dans : Ciné
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Jeudi 26 juin 2008

J'ai profité de quelques jours chez mes parents pour aller visiter le Musée du château de Mayenne. Après de nombreuses années, de fouilles archéologiques, de découvertes plus ou moins importantes. Les palabres qui font que ces projets, font vivre les conseils municipaux et les journaux régionaux. Le musée ouvrait ses portes en fin de semaine dernière.

La première chose qui saute aux yeux du visiteur, c'est la qualité de la mise en scène des collections. Les concepteurs du musée ont fait preuve d'une imagination pour marier à merveille le bois, la pierre et l'acier. Les collections ont leur intérêt, même si leur richesse et leur variété n'ont pas la valeur d'autres endroits de ce type. Mais il faut avouer que la visite de la crypte, du cellier et de la chapelle laisse le visiteur devant des endroits qu'on imagine pas à la vue de l'austère forteresse qui domine la Mayenne.

Je vous laisse l'adresse du site internet du musée du chateau. (les photos proviennent du site)


Chateau de Mayenne




par Reivilo publié dans : Reivilo
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Lundi 23 juin 2008
Le clip de "Weapon of Choice" est l'un des moments de musique en image les plus réussi que je connaisse. J'adore l'acteur Christopher Walken et le numéro de danse qu'il réalise pour ce clip est simplement grandiose. Pour ceux d'entre-vous qui ne connaissaient pas encore ce morceau, je vous laisse savourer cette belle vidéo.

par Reivilo publié dans : Musique
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Lundi 16 juin 2008
Central Park, des personnes s'arrêtent, plus aucun mouvement, puis les uns après les autres, ils se suicident. Des ouvriers se jettent du haut d'un immeuble qu'ils sont en train de construire. Les premières minutes du dernier film de M. Night Shyamalan (MNS) sont terribles de violence et de désespoir.

Le réalisateur d'origine indienne commence son histoire à Philadelphie, comme souvent. Un professeur de biologie, Mark Whalberg, toujours aussi parfait, lors qu'il apprend la nouvelle venant de New-york, craignant une menace terroriste, fuiera avec sa femme et la famille d'un de ces collègues. Ils essaieront dans ce carnage d'autodestruction de survivre à ces étranges phénomènes qui se produisent dans l'est des USA.

Le cinéma de MNS est très marqué, d'une facture toujours classique, il est un appel perpétuel à ses références. Mais à la différence d'un Quentin Tarantino qui s'amuse avec tous les codes, MNS lui les respecte tous à la lettre. Et les référence de Phénomènes aux Oiseaux de Hitchcock sont nombreux et visibles.

Mais la force de MNS est la puissance narrative de ses images. Il film avec une lumière sublime la campagne américaine, ces lieux trop communs du cinéma sont magnifiés par des plans splendides (dont le bouleversant murmure de la petite fille au professeur, où la course des derniers survivants devant un vent messager de la mort).

Ce sixième film de MNS est une belle réussite formelle, comme souvent, sensorielle, comme rarement. Et son histoire de révolte de la nature contre l'homme est une fable fatale stoïcienne qui si elle nous effraie, traduit le pessismisme de beaucoup d'être humain, sur la place que nous occupons sur notre planète.

par Reivilo publié dans : Ciné
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Mardi 10 juin 2008
Dimanche soir, le TER 4507 entre Lyon et Nantes, j'ai pris la correspondance à Vierzon direction la cité d'Anne de Bretagne. Je laisse sur le quai, F., le coeur est lourd, l'humeur maussade. Je pense à notre week-end, deux jours en Sologne, trop courts pour vivre pleinement ce que nous voulons vivre intensément. Nous nous verrons dans deux semaines, soit une éternité.

Pendant ces deux jours, nous avons visité le chateau de Chambord (Vous verrez bientôt quelques clichés sur mon Flickr), vidé le buffet d'une chinoise, et somnolé devant la finale de la terre battue ocre.

A propos de rouge, F. habite un joli village solognot, la Ferté Imbault. Les maisons sont en briques sang, les façades sont d'un rouge intense. On sent tout autour du village, la forêt, les bois, la brume et les étangs.

C'est une région magnifique, où je reviendrai pour serrer dans mes bras F. Mais le train avance, j'allume mon MP3, un vieil album des Innocents, "son dernier soldat" dans les oreilles, je file vers l'ouest



par Reivilo publié dans : Reivilo
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Jeudi 5 juin 2008

Le dernier volet de la série Indiana Jones est une régression complète de ses créateurs dans leurs cinématographies. Le dernier film de Steven Spielberg est une relecture quasi-totale des œuvres du duo Lucas – Spielberg. On passe de « American Graffiti » à « Rencontres du 3ème Type » en passant par « Star Wars » ou « E.T. ». Il est plaisant de voir qu’un cinéaste du divertissement est toujours capable de s’amuser, de divertir et de prendre de la distance par rapport à ses films.


Le plaisir du spectateur est lui partagé. Car si il le plaisir de retrouver l’archéologue à chapeau est intact, si la première partie du film est un plaisir à retrouver toutes les références, toutes les citations, tous les clins d’œil, l’histoire est traitée avec trop de dédain pour que l’on prenne un véritable plaisir. Le scénario, extrêmement léger, est très décevant. Et l’emprise des années à laisser plus de traces sur Harrisson Ford que sur beaucoup d’acteur de sa génération.


Ce quatrième épisode m’a un peu déçu, mais le but n’était pas de voir le film de l’année. Le but est atteint, on est face à une industrie du divertissement puissante, ludique, consciente de son histoire, et qui maitrise son propos.

 

par Reivilo publié dans : Ciné
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Lundi 26 mai 2008
Les comédies sur les "fan de..." (Podium, Jean-Philippe, Disco) lorsqu'elles sont françaises donnent souvent des films parfois drôles, pardois réussis, mais souvent faiblards par manque d'amour et de respect de leur sujet. Et on remarque particulièrement que le brio des acteurs est souvent le seul point positif tellement qu les gags, le rythme, la mise en scène sont absents.

L'approche américaine pour ce genre (sous-genre) de comédie est tout autre. D'abord, l'amour du sujet traité est sincère, maitrisé. Ensuite le rythme est l'arme, les gags s'enchainenent avec un tempo remarquable. La différence entre "Podium" et "Semi-Pro" est que Will Ferell adore le basket, adore les années 70 et est entouré d'acteurs en très bonne forme.

Woody Harelson, déjà vu récemment dans le dernier des Frères Coën "No Country for old men" est de retour dans une forme olympique. André Benjamin en star montante de la NBA est plus que convaincant.

Mais ce qui est réussi dans l'histoire de cette équipe plus qu'improbable de la ligue fantoche de la ABA est l'imparable talent drolatique de Will Ferell. On est face à un moment historique du sport US; la fin du professionnalisme bon enfant, et le passage à l'argent omniprésent. "Semi-Pro" narre avec humilité ce petit instant oublié mais avec le sens comique chevillé aux tignasses funky de ses héros.



par Reivilo publié dans : Ciné
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