
Bonne nouvelle les anglais sont de retour... et ils ont retrouvé la fée électricité....
Un film d'animation fantastique, français, et en motion capture, 3 raisons pour aller voir "The prodigies".
D'abord, l'aspect technique est impressionnant. Mais rapidement, on a un impression de m'as-tu-vu, de regarde de quoi je suis capable, qui dessert sérieusement le film. La caméra virevolte parfois beaucoup trop. Un mouvement perpétuel rendant la vision parfois difficile. En revanche, les scènes où le bestial remplace le réel atteignent leur but. Et on regrette que l'ensemble n'est pas cette rigueur.
"The prodigies" raconte l'histoire de cinq adolescents pourvu de supers pouvoirs. Ils sont rejettés par la société des adultes et ils utiliseront leurs pouvoirs pour détruire ce monde. L'idée est proche du propos des X-Men, et du dernier épisode cinématographique en date. L'idée est de savoir si la solution est de se cacher du monde, de le sauver ou de l'asservir à son pouvoir (que cet asservissement soit la destruction). Le fond de l'histoire est sombre et sans beaucoup d'espoir.
Je suis sorti perplexe du film car l'aspect technique écrase souvent le propos. La 3D n'avait aucune utilité. Et le film pouvait se développer dans d'autres directions intéressantes (les relations amoureuses du héros complétement mise dans le coma quand l'intérêt surgit, et la filliation entre le Héros, son mentor et la fille de se dernier).

Cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé de cinéma. Ce week-end, avec Animal Kingdom j'ai vu l'un des meilleurs films de ces derniers mois.
L'histoire, une famille de gangsters australien face à la justice. La force du film, c'est que l'on voit jamais les méfaits des truands. On les voit dans leur quotidien banal des
quartiers de Melbourne.
La mise en scène est rèche, on passe de moments de silence en grands blancs. Jamais un mots plus haut que l'autre, la musique couvrant les moments d'actions leur donnant une distance incroyable. Le réalisateur réussit à nous transporter comme en dehors de son film, comme son jeune héros est extérieur aux méfaits de sa famille. mais l'extérieur n'existe pas, nous sommes dans la réalité accroché par ce film:
C'est du cinéma de genre, c'est du Scorcese au ralenti, du Lynch du réel, une véritable réussite....
Désolé Benoit...
L'année dernière, je suis allé 37 fois au ciné... C'est ma plus pauvre année de cinevore depuis 10 ans et en plus j'ai vu un bon paquet de navets sur ces 37 films... Enfin Bref... j'ai vu quelques bons films, et je vous livre mon top 5 de l'année...
1 - Shutter Island (Martin Scorsese)

Cette première place est une évidence. Scorsese réussit à nous mener dans ce dédale mental, en nous perdant dans chaque recoin de cet asile. C'est un pur plaisir de spectateur, un jouissance d'amateur de cinéma. C'est un grand film et Leo est énorme.
2 - Inception - (Christopher Nolan)
La seconde place de ce film est une injustice tellement il est bon. Nolan est un magicien, aussi habile que les prestigitateurs de l'un de ses films précédents. Mais si Inception est une bombe visuelle et narrative, il n'obteint pas la première place car son film peche par un excès de complexité qui fait perdre la lisibilité de l'ensemble. Et définitivement, Leo est un très grand acteur.
3 - Tournée - (Mathieu Almaric)
Le film le plus jouissif de l'année est français. Mathieu Almaric montre de véritable talent de raconteur. ce road movie improbable d'une troupe de strip-teaseuses girondes est un plaisir de chaque instant. Le cinéma français savait qu'il possédait avec Almaric un grand acteur, maintenant il possède un grand réalisateur (plus grand que Guillaume Canet...)
4 - Machete - (Robert Rodriguez)
Un putain de film de ouf... Chaque film de Robert Rodriguez est un petit chef d'oeuvre d'humour potache, de scènes où l'hemoglobine coule à flot, d'acteurs hollywoodiens qui acceptent des roles à contre emploi. C'est un plaisir coupable d'aimer Robert Rodriguez, mais il ne faut pas s'en cacher.
5 - Simon Werner a disparu - Fabrice Gobert
Ma surprise de l'année, un film en abyme, une musique incroyable de Sonic Youth, la jeune Ana Girardot qui mérite toute les récompenses de l'année. Une histoire simple, très bien écrite, c'est la base du cinéma, lorsque s'ajoute une mise en scène parfaite, et un talent pour faire de belles images, on est face à un très bon film...