Lorsque la nuit, je laisse de part la route
La Sologne, ses chemins au pins sans fin
Mes pas au galop ont le gout d'une joie courte
D'un bonheurs en pause, que la distance contraint
J'aimerai ne plus vivre ses instants que je redoute
Ceux qui en une seconde me font quitter le divin
Ces heures passées avec toi, à la douceur qui m'envoute
Pour qu'on se retrouve ces soirs, chacun de son côté de ravin
Mais pour toi je construirai un pont au ciel la voute
Un trait entre nous à jamais tracé, une vie, un chemin
Une liaison éternelle, sous mes pieds cette longue route
Qui me méne à toi, fort et heureux d'un amour sans fin
Le dernier volet de la série Indiana Jones est une régression complète de ses créateurs dans leurs
cinématographies. Le dernier film de Steven Spielberg est une relecture quasi-totale des œuvres du duo Lucas – Spielberg. On passe de « American Graffiti » à « Rencontres du
3ème Type » en passant par « Star Wars » ou « E.T. ». Il est plaisant de voir qu’un cinéaste du divertissement est toujours capable de s’amuser, de divertir et
de prendre de la distance par rapport à ses films.

Le plaisir du spectateur est lui partagé. Car si il le plaisir de retrouver l’archéologue à chapeau est
intact, si la première partie du film est un plaisir à retrouver toutes les références, toutes les citations, tous les clins d’œil, l’histoire est traitée avec trop de dédain pour que l’on prenne
un véritable plaisir. Le scénario, extrêmement léger, est très décevant. Et l’emprise des années à laisser plus de traces sur Harrisson Ford que sur beaucoup d’acteur de sa
génération.
Ce quatrième épisode m’a un peu déçu, mais le but n’était pas de voir le film de l’année. Le but est
atteint, on est face à une industrie du divertissement puissante, ludique, consciente de son histoire, et qui maitrise son propos.