Voici l'un des clips les plus chauds du moment, c'est le petit blondinet Justin Timberlake qui s'y colle. Quand je vous aurai dit que la star féminine du clip est Scarlett Johanson, vous comprendrez pourquoi je suis fan
Mercredi dernier, La hype anglaise du moment débarquait à Nantes. Devant un public, dont la jeunesse explosait dans tous les sens, qui organisa l'un des plus beau concours de stage diving que j'avais jamais vu.
Ces quatre Klaxons donna un concert rempli à ras bord de rock, de clavier excité et de guitares saturées.
Même si la présence scénique est plus que perfectible, même si les voix ne sont pas encore parfaitement posées, il faut reconnaitre un véritable talent de mélodistes rock aux klaxons. Surtout une énergie transmises à la foule pour la faire danser jusqu'au chavirement.
La certitude de la soirée est que les klaxons sera un groupe majeur des années à venir et qu'il faut profiter des dates actuelles pour les voir encore dans des petites salles. La prochaine fois, ils seront Zénith.
Mercredi soir, je suis allé voir Jeanne Cherhal à "la Carrière" de Saint-Herblain. De la "nouvelle scène française", pour utiliser la formule à la mode, la Nantaise est celle qui poursuit l'évolution la plus intéressante.
Mais si sur ses disques, les progrès sont de plus en plus impressionnants, la force de la chanteuse est une présence scénique des plus remarquable. A chaque fois que j'ai assisté à l'un de ses concerts, j'en suis toujours sorti ébloui par son talent.
Et mercredi soir, devant un public conquis et transi d'amour devant sa seule carte d'atout dans le grand jeu de la chanson française, la Jeanne a donné un concert à faire tourner une farandole sans fin.
Les chansons de son dernier album étaient la colonne vertébrale du concert. Et en Live les sommets que sont "la peau sur les os", "une tonne", "l'eau" subirent quelques bouleversements, mais ont continué à planer au dessus d'un public séduit par tant de magie.
Jeanne Cherhal est une narratrice hors-pair, et lorsqu'elle entama "voilà", "le petit voisin", "les photos de mariage", de belles tranches vies entre sourire et tendresse, la salle savourait son plaisir.
Et quand le ton devient plus grave, "Frédéric", "le tissu", le style piano-voix des débuts de carrière était de retour.
Jeanne Cherhal donne tellement à son public que l'on dirait qu'elle marche sur l'eau (elle porte les initiales JC, c'est donc logique).
Lundi Soir, à l'olympic grand concert de Coco Rosie, les deux soeurs Casady ont régalé le public nantais. Moment unique, d'une musique céleste touchée par la grâce, le duo a fourni l'un des plus beau concert auquel j'ai assisté depuis le début de l'année.
C'est deux musiciennes sont capables d'envouter l'espace, et de faire parcourir à leurs chansons des étendues sauvages encore inexplorées. La délicatesse marche main dans la main avec l'énergie, la douceur est la petite soeur du feu, et les comptines pour enfants côtoient le folk le plus âpre.
Par moment, on a l'impression que Massive Attack a été pris d'assaut par un commando féminin. L'intensité scénique et musicale est la même, les strates mélodiques se superposent les unes aux autres, formant les sons les plus délicats et les plus mélodieux pour nos pauvres oreilles traumatisées par tant et tant de groupes sans âme.
L'atmosphère qui se crée au fur et à mesure du concert conduit le spectateur dans un état d'apesanteur et d'extase devant ces deux petites fées, mutines des années 2000, qui éclatent toutes les règles de la musique rock, folk, hip-hop, trip-hop, pop, voire lyrique entendue à ce jour.
Pour cette année, je n'avais la possibilité que d'une seule soirée pour aller à Carhaix. Ce sera donc le vendredi et voici 3 raisons pour ne pas rater ceux qui nous font déjà baver d'envie.
Comme souvent avec les films de Tarantino, il ne faut pas parler de bande originale de film mais d'une compilation de titres plus ou moins vieux, plus ou moins oubliés, mais qui habillent parfaitement chaque scène, chaque image.
Et le soundtrack de deathproof est magistral. Parmi toutes ces pépites, on trouve "Chick Habit" chanté par April March.
Cette composition de Gainsbourg, pour l'espiègle France Gall des années 60 est une véritable bombe pop. La musique du grand serge est intemporelle, toujours à la mode grâce à une modernité incroyable. April March, adapte à peine la musique, et elle ne fait que traduire dans la langue de QT, cette perle des années yéyé française.
Les paroles, elles donnent une bonne claque au figuré, comme au propre à ce pauvre mec qu'est Stuntman Mike
Petites devinette, quel est le titre original de cette chanson ? J'attends vos commentaires.
Il est des révélations que l'on attend toute une vie. Ces quatre jeunes islandaises me sont apparues un soir de concert derrières leurs compatriotes, au talents immenses, les Sigur Ros.
Ce quartet, j'ai vécu sans le connaitre pendant au moins quatre ans. J'avais vu le concert en 2001. Et c'est Benoît, le plus grand fan que je connaisse de Sigur Ros, qui m'expliqua que les musiciennes qui accompagnaient les lutins d'Islande, était un groupe appelé Amiina. Je gardais en moi la magie de l'instant depuis si longtemps, que je cherchais de quoi nourrir mon appétit de découverte. Mais, il faut bien avouer que l'on avait pas grand chose à se mettre dans les oreilles.
Les promesses de sorties toujours repoussées. Ma patience légendaire (ceux qui me connaissent le savent) commençait à s'éroder dangereusement. Je pensais que malgré le fait de les avoir vues sur scène, elles ne devaient être que des sirènes perdues dans une saga islandaise.
Heureusement, tout cela est fini, car l'album sort et je vais pouvoir enfin me lover dans les méandres cordesques de ces mélodies minimalistes mais magistrales.
Une petite soirée aux charrues, comment ne pas passer par Carhaix au mois de juillet lorsque l'on aime la musique et qu'on ne craint pas la boue une année sur deux.
Cette année, nous avions des places pour le vendredi soir. Le spectacle fut dominé par deux performances.
D'abord, les KAOLIN qui prouvent que le rock français élevé à la musique anglaise est de bonne facture. Ce groupe qui a connu une année exceptionnelle grâce à son tube "partons vite", est toujours très bon sur scène. Ils ont, vendredi, ravi le public qui les connait par la bande FM, en offrant une version de leur succès de grande classe. Ils ont aussi ravi les autres par un set de grand talent, où quelques morceaux de bravoures sont venus se caler dans la folie du moment.
En second, mais en tout en haut de l'affiche, les ARCADE FIRE qui ont fait exploser la grande scène pendant près d'une heure et demie. Leur pop-folk est la meilleure chose qui soit arrivée à la musique depuis plusieurs années. Cette fanfare céleste, emmenée par une chanteuse à la voix royale, capable en début de concert de faire une reprise du "poupée de cire, poupée de son" à couper le souffle et de poursuivre par leurs titres écrits pour la gloire éternelle (No car go, power out, rebellion lies...). Arcade Fire est un très grand groupe de ceux qui révolutionnent la musique par une créativité hors norme et un gout du spectacle et de la performance permanente. Ce groupe sur scène est dans ce qui se fait de mieux actuellement et le succès de leurs disques n'est que justice.
Nous avons aussi aperçu AYO, pendant une apéritif au vin blanc du pays d'Oc. L'ensemble semblait manquait de conviction. J'ai bien aimé Chrystel Vars, le bout de spectacle de Vedettes (troupe de majorettes délurées) que nous avons vu. Et désolé, nous n'avons rien entendu de Peter Gabriel.
Quoi qu'il arrive nous sommes prêts pour la prochaine édition.
Quand le daddy cool Devendra Banhart reprend les petites frappes de Manchester, on assiste à une des plus belles balades chantées depuis longtemps. Et il faut avouer que le New-Yorkais semble particulièrement inspiré par le titre.