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Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /2006 18:25

Jeux malsains, ton corps éteint

Je vis par toi mes vices

Jeux malsains, ton corps enfreints

J’attache tes mains novices

Jeux malsains, ton corps d’airain

Je couvre des plaies d’épices

Jeux malsains, ton corps de satin

J’embrasse tes lèvres métisses

Jeux malsains, ton corps sans fin

Je suis mort, viens mon Alice

Par Reivilo - Publié dans : Poésie
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Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /2006 20:30
Nantes, le 3 mai, la ville s'endort sûre de sa force. Cette ville est incroyable, rien ne destabilise, rien ne la fait trembler. Mais ce soir, s'est produit le début d'un raz-de-marée, une vague qui ne se brisera pas avant d'avoir fait plusieurs fois le tour de la terre.

Devant l'Olympic, LA SALLE ROCK de la ville, la foule est déjà dense, la foule est jeune (très jeune) et la foule respire les premières bouffées de ses soirées chaudes de fin de printemps. Tout le monde attend. En première partie, les MILBURN assure un gentillet concert de pop-punk, que leur jeunesse tient à bras le corps. La foule, elle, se contente de secouer la tête dans tous les sens, un petit échauffement avant l'effort intense.

21h40 c'est l'heure. On va voir ce qu'on va voir. Est-ce que les promesses seront tenues ? Est-ce que ces singes givrés sont les bombes annoncées partout. La foule, elle, se tape des considérations et pousse des hurlements de bête.

Le concert est un enchainement de titres plus remarquables les uns que les autres. Ces gamins sont des tueurs. Ils ont commencé leur conquête de la planète. Ce n'est pas un groupe qui joue devant nous mais l'avenir immédiat du Rock. Ils ont tout, le style, l'allure, les morceaux, les voix, les physiques, tout en eux est fait pour qu'ils soient la bouffée d'oxygène du rock. La foule, elle, se demande comment elle finira le concert, sur les genoux, on n'est qu'au troisième titre.

Et lorsque les monkeys débutent leurs quelques singles on sait qu'on ait devant des standards (I Bet You Look Good On The Dancefloor, Fake Tales Of San Francisco) ou un ou deux inédits comme "love machine" à se rouler par terre. La foule, elle, est dans le rouge depuis trop longtemps pour comprendre à ce qu'on assiste.

Après 50 minutes de concert, la foule se réveille. Les monkeys ont quitté la scène sans un rappel. En fait, ils nous ont joué tous leurs morceaux. Et la foule, elle, siffle un peu incapable d'admettre que ces gamins de 19 ans n'aient écrit que 15 chansons dans leur histoire. Je ne crois toujours pas à ce que j'ai vu hier soir, j'espère ne jamais revoir ce groupe sur scène, car le prochain tour aura lieu dans des salles trop immenses pour moi. Allez en route pour la gloire, mes petits macaques.




Par Reivilo - Publié dans : Musique
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /2006 20:43
"Jean-Philippe" est un film qui se pose la véritable question de nos vies, qui serais-je devenu si je n'avais pas abandonné mon rêve d'adolescent ? Et la réponse qu'apporte le film est intéressante car elle choisit de se concentrer sur la star de la musique française, notre Jojo national, l'idole, l'unique chanteur de rock hexagonal capable de remplir le stade de France. Cette réponse diffuse, confuse, envahit petit à petit le film jusqu'à en arriver à une conclusion très surprenante. Si nous abandonnons un jour nos rêves, le pire n'est pas pour nous, car nos vies connaitrons toujours des joies (enfants, amour), mais ce sont ceux qui nous entourent qui perdent le plus. Et si Johnny n'avait jamais existé, que seraient devenus ses fans. Et si Johnny n'avait pas existé que serait devenu le rock français. Le Jean-Philippe que l'on nous présente est un homme simple, qui aime son fils, traverse une crise sentimentale, a une jolie et jeune maitresse, et vit heureux dans son univers. Son rêve, il l'a laissé sur le bord de la route, il y a quarante ans. Aucune amertume ne traverse le regard de cet homme de soixante ans, il mène sa barque comme tout à chacun en ne pensant plus à celui qu'il ne sera jamais. Il faudra q'un autre, qu'un étranger à sa vie, qu'un homme perdu par la perte de son rêve le pousse, le porte, le tire pour qu'il devienne l'homme de son rêve d'adolescence et non l'homme de ses rêves d'homme.

Quelques jours après avoir vu "Jean-Philippe", je suis allé écouter Maxime Leforestier chanter Georges Brassens. Sur scène était un homme seul, talentueux interprête, connaissant sa star sur le bout des cordes de sa guitare. Ce chanteur de variété, bon musicien, guitariste talentueux et possédant une voix remarquable, voulait devenir Georges. Son rêve d'adolescent s'est envolé à San-Francisco contre une maison bleue, le hippie aimait Georges, chanteur d'une autre génération un peu macho, un peu graveleux, pas du tout folk, pas du tout herbe à pipe à eaux. Et maintenant du haut de ses 57 ans, Maxime ne joue plus que les chansons d'un autre, devant un public conquis, espérant être devant la réincarnation de cet autre si talentueux. Brassens était unique, même si tout le talent de Leforestier rend son spectacle magistral, le fait est que j'en suis sorti avec l'impression de sortir d'un musée, et non d'un lieu de musique vivante.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /2006 19:46
Je me souviens d'un dimanche
Stéphanie nue dans un champ
Ses vêtements posés sur les branches
De son corps au rebonds tranchants
De ses seins, son cul, ses hanches
Il ne me reste le plus touchant
J'ai toujours en moi l'image
De son bel et grand sourire
De nos amours sur la plage
De nos nuits au goût d'Elixir
Mais des tempêtes, des jours d'orage
Il ne me reste aucun souvenir
Par Reivilo - Publié dans : Poésie
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /2006 20:18
Jeudi soir, les nantais se sont faits éliminer par le PSG en demie finale de la coupe de France. Arriver à ce stade de la compétition on pouvait espérer des canaris un match qui permette d'oublier une saison terne. Mais à ce stade de la compétition, si vous le franchissez vous arrivez au Stade de France. Mais voilà, ils ont perdu, face à des adversaires plus forts qu'eux. Ce qu'il faut en conclure, c'est que le Stade de France, est une estrade trop haute, pour des joueurs qui craignent le stade des demies-finales. Pour le moment, les canaris sont des poussins, donc à un stade précoce de leur évolution.
Par Reivilo - Publié dans : Reivilo
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Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /2006 17:36

Je connais votre commissure

Ce replis de vos lèvres miel

Je soupçonne des meurtrissures

Des phrases au goût de fiel

 

Je connais vos douces lèvres

Vos baisers chauds que je bénis

J’oublie ces jours cette fièvre

Pour me vêtir d’une agonie

 

Je connais votre belle bouche

Sa couleur vive son trait exquis

On vous décrit peu farouche

Vous leur crachez votre mépris
Par Reivilo - Publié dans : Poésie
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /2006 20:39

Je ne suis pas fait pour la vitesse. Je suis certainement d’une autre époque où les voitures ne possédaient pas de turbo diesel, où on fréquentait une jeune femme et où on ne pratiquait pas le speed-dating. Je viens d’un siècle qui à vu naître le haut débit, les générations spontanées et les trains à grande vitesse.

Mais, si la vitesse me fait ralentir, je ne suis pas non plus un amateur de l’immobilisme. Je suis souvent plus à l’aise dans le changement que dans le statique. Mais voilà, notre société ne favorise que les professionnels actifs, ré-actifs, hyper-actifs,  et sans passif. Et si tu dégages le moindre signe de quiétude, de bonhomie, ou de nonchalance, alors tout de suite, tu n’es plus dans le moule de ces petites piles électriques qui ont une espérance de vie de plus en plus courte, et une capacité à nous éclairer quasiment nulle.

Donc, aujourd’hui, je déclare mon goût pour la lenteur, mon adoration des travaux que l’on remet souvent sur l’ouvrage pour les rendre parfait, de la douceur de la contemplation, et du bonheur des longues heures passées au côté de l’être aimé, et je jette par la même tous les fours micro-ondes, les coups d’un soir, et les professionnels des travaux vite faits, vite faits.
Par Reivilo - Publié dans : Reivilo
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 21:31

 


Ses yeux clignent la mascarade

Pauvre lâche, mon masque en rade

Ses petits seins sautillent comme des vagues

Et mes doigts filent comme je divague

Sa bouche tiède et sèche comme le mistral

Elle sur le dos, moi aux étoiles

Par Reivilo - Publié dans : Poésie
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /2006 22:40

Une petite troupe de malfrats sème la terreur dans l’Italie des années de plomb. Tel est l’histoire du dernier film de Michele Placido. Le film est efficace, très efficace même. Par moment, j’avais l’impression d’être devant un bon film US, façon HEAT ou les Affranchis. Les héros grandissent, prennent le pouvoir, assassinent, vivent la nuit, jouent, s’aiment, et s’assassinent dans une spirale incroyable. Le jeu des acteurs permet de donner une grande crédibilité à l’œuvre (Anna mouglalis (hyep c’est une nantaise, Pierfrancesco Favino en tête). Les chassés-croisés entre les truands et les policiers font avancer le film comme une enquête que l’on sait perdu d’avance alors que nous avons toutes les pièces entre nos mains. Et les quelques ralentissements sont faits pour créer des parenthèses trop rares dans la vie de ses terreurs. Mais, si la réalisation est excellente, les acteurs tous très bons, l’histoire bien menée, le gros reproche que l’on peut faire à ce film, c’est qu’il nous montre pas cette Italie qui saigne, (l’idée des images d’archive est bonne, mais elle ne crée pas de lien avec le quotidien des personnages). Le moment choisi n’a qu’une importance de fond historique, mais les motivations de cette troupe semblent sans rapport avec ce qui ce passe à cette époque. En fait, il faut regretter que l’idée du film soit de montrer un groupe de malfrat, et non un groupe de malfrat des années de plomb.

http://www.romanzocriminale.it/
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
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Dimanche 19 mars 2006 7 19 /03 /2006 17:06

Un samedi avec Jérôme, c’est une journée souvent réservée à se retrouver autour d’une bonne table. Nous n’avons pas dérogé à nos habitudes, qui sont de choisir un bon restaurant dans la région, prendre son temps, apprécier au maximum ce moment de plaisir, et critiquer à tour de bras tout ce qui nous entoure.

 

Cette fois-ci, notre dévolu s’est porté sur le Monte-Cristo à Vertou (44). Dans un cadre plaisant, on imaginerait jamais être à quelques tours de roue d’une ville de la taille de Nantes, le Monte-Cristo est posé au bord d’un coude de la Sèvre, un des rares endroits de la région qui me rappelle d’où je viens.

 

Ce n’est pas la première fois, que je déjeune dans ce restaurant, mais ce fut la moins enthousiasmante. Si l’entrée, un duo de Thon rouge et Saumon est un plat plaisant, avec des saveurs maîtrisées, une texture remarquable, une composition bien trouvée, la suite est plus décevante.

Le plat est un canard Challandais, mais celui-ci baigne dans une quantité de sauce assez écœurante, et la cuisson n’est pas des plus goûteuse. En revanche, le chef a retrouvé son originalité et son goût des assiettes bien envoyées pour le fromage. Un merveilleux fromage de chèvre frais mélangé avec des petits morceaux de poire, le tout emballé délicatement dans un petit feuilleté, ce plat procure a ce moment du repas, une petite pause agréable, remplie de saveurs habilement assemblées.

Le dessert est un biscuit mendiantr avec des pommes tièdes et une boule de crème glacée termine le repas sur un « c’est bon, mais peut mieux faire ».
Par Reivilo - Publié dans : Reivilo
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