Mardi 21 avril 2009
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18:59
Le dernier Tavernier est une merveille de cinéma crépusculaire. Un lieutenant de la police de Louisiane (Tommy Lee Jones)
enquête sur la mort d'une jeune prostituée blanche de 19 ans. Son enquête le verra louvoyer entre stars de cinéma perdues dans le Bayou, Maquereaux producteur de cinéma, Flics verreux et lorgnant
sur son insigne, et une population abandonnée de l'Amérique après le passage de l'ouragan Katerina.
Je n'avais pas vu un film de Bertrand Tavernier au cinéma depuis "ça commence aujourd'hui" en 1999 (putain 10 ans). Et je
n'ai jamais été un grand fan de son cinéma, si on excepte "Que la fête commence" pour la performance de Jean Rochefort. Ce qui fait la force de ce film, est sa noirceur, son désespoir.
D'abord, le décor, la Louisiane, état américain mort depuis le passage de Katerina est montré entre songe et réalité triste. Mais que son Bayou est splendide, et que Tavernier se l'ai approprié de
la plus belle des façon. Ensuite, le scénario, un récit intense et simple, sans de rebondissements digne d'un épisode de Scoobydoo (les dessins animés qui se passaient souvent dans le Bayou), une
histoire tragique d'un enquêteur alcoolique au bout du rouleau. Enfin, une direction d'acteur remarquable, d'une précision extrême, avec une rencontre au sommet entre John Goodman et Tommy Lee
Jones Tommy Lee Jones est un putain de bon acteur. Il excelle dans ces rôles où la vérité lui est connue et qu'elle l'accable autant qu'elle le motive. C'est l'acteur de la
volonté d'agir dans le renoncement. Sa carcasse bedonnante devient l'ombre du flic vidé par son job. Dans les années 50, on avait Humphrey et son clope. Les années 70, on était
traumatisées par Clint et son magnum. Les années 00 sont lourdes de la carcasse ventrue de Tommy Lee avec sa peau fripées (Traquées, les disparues, trois enterrements, no country for old man, dans
les brumes électriques) Allez voir ce film, si vous ne courez pas les films de voitures (4) ou ceux où le soleil viendra tous nous tuer (sauf 2 enfants américains habitant la même ville et
sauvés par ET)
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Mardi 14 avril 2009
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21:28
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Jeudi 9 avril 2009
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20:01
Un jeune Kurde arrive à Calais. Il essaye de traverser à l'aide de passeurs la
manche pour aller rejoindre sa petite amie en Angleterre. Il échoue. Il décide donc de tenter le passage par la mer à la nage. Il s'entraine chaque jour à la piscine municipal où il se liera
d'amitié avec le maitre nageur.
Ce film qui a fait polémique jusqu'à notre ministre de l'identité nationale mérite-t-il le bruit qu'il génère ?
Si on ne s'attarde que sur l'aspect cinématographique. On peut apprécier le style de Lioret, sa recherche des êtres perdus, le goût pour les plages désertes, et la justesse de sa mise en scène.
Néanmoins, le film est très alourdi par l'histoire d'amour ratée entre lr maître nageur (Vincent Lindon - homme dans tous les domaines) et une prof d'anglais, bénévole humanitaire (Audrey Dana -
un peu légère devant un tel acteur). Et cette lourdeur pénalise grandement le film lui faisant perdre intensité et vision sociale.
En revanche si on s'attarde sur l'aspect politique de l'œuvre, Lioret traite avec un respect énorme ses personnages. Il montre la difficulté humaine de l'accueil, le partage. Il montre la
répression, le goût du tout sécuritaire et du tout contrôlé de certains aspects de nos sociétés occidentales. Il effleure aussi, la difficulté de la jeunesse musulmane (pays en guerre, autorité
paternelle, mariage arrangé). Mais surtout Lioret est beaucoup trop pessimiste ne croyant pas plus dans une bascule de nos craintes, ni dans l'humanité des bénévoles.
"Welcome" est l'un des films les plus rageant de l'année. Car si on a envie de maudire une autorité qui inculpe (sans les punir, on a compris ) des citoyens pour assistance à personne en
situation irrégulière, on en ressort en pensant que nous sommes tous plus coupable que ceux qui sont là pour nous contrôler. Et cela j'ai du mal à l'avaler.
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Mardi 7 avril 2009
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21:51
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Samedi 28 mars 2009
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07:00
C’est avec un grand plaisir que je suis ressorti des presque 3 heures que dure le
film « The Watch Men ». Je ne suis pas un grand spécialiste des comics, mais la qualité graphique du film est aussi époustouflante que les plus belles planches de ces
BD.
Mais ce qui fait la grande qualité de « The Watch Men » n’est pas
uniquement ses qualités techniques. Bien sûr, les images sont souvent splendides, les décors sont somptueux, les effets spéciaux envoient à des années lumières des productions fabuleuses vieilles
de seulement 2 ans. Mais « The Watch Men » raconte l’essentiel que les supers héros vieillissent, qu’ils ont des souffrances terribles (point commun avec l’un des chef d’œuvre de
l’année 2008 : The Dark Knight), que s’ils ne meurent jamais c’est uniquement le personnage qui survit. Et d’ailleurs, est ce qu’un super héros doit cacher son identité. Ces thèmes
posés dans un univers d’anticipation (un 1985 où Nixon serait toujours président et où les USA auraient gagné la guerre du Vietnam) se percutent à notre actualité de crise avec une grande
violence. Les USA, aujourd’hui, est un pays qui souffre. Et il s’est offert à un nouveau type de super héros.
Si vous avez 3 heures devant vous , allez voir « The Watch Men ». Vous
serez ébloui, non par des scènes d’action à couper le souffle, mais par une avalanche de magnifiques images, par une bande son jouant quelques morceaux eighties, par des acteurs véritablement
habités par leur personnage, par un propos intelligent, par une vision noire du monde qui nous entoure. Je n’avais pas trouvé les films usant des mêmes procédés très passionnants (300, Sin City…)
pour une fois le réalisateur s’intéresse a raconté son histoire, au lieu de nous montrer ses talents de technicien. Et enfin, on assiste à du cinéma…
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Vendredi 20 mars 2009
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07:01
Allez on s'éclate avec le dernier clip des Franz Ferdinand
Franz Ferdinand - No You Girls
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Lundi 16 mars 2009
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Mardi 10 mars 2009
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Mardi 3 mars 2009
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20:57
Clint Eastwood revient comme acteur et réalisateur dans "Gran Torino". Dire que ce film était attendu par les fans n'est rien, on n'avait plus vu sur écran cette
figure incroyable du cinéma depuis "Million Dollar Baby".
Un vieil homme perd sa femme. Raciste, haineux, et particulièrement grossier, Walt Kowalsky vit dans une petite maison dans un quartier de banlieue qui avec les années est devenue une zone habitée
par des asiatiques pauvres (les Hmongs). La dernière richesse qu'il possède et qu'il chérit est sa Gran Torino (La même voiture Ford que Starsky dans la série). Sa haine atteindra son paroxisme
lorsque son jeune voisin sous l'influence d'un gang tentera de voler sa voiture de collection. Ce dernier sera obliger par sa mère à travailler pour son vieux voisin pour réparer son méfait. Les
jours qui suivront, serviront de rédemption et de révélation aux deux hommes.
Les thèmes de Clint Eastwood sont présents dans "Gran Torino", l'usure des corps, les forts et le faible, la difficulté des relations parents-enfants, la mort. Le réalisateur aime se filmer
vieillir les traces que laissent les années sur sa peau. Mais Eastwood règle pas mal de compte dans ce film. D'abord avec lui même, il explose son image d'inspecteur Harry, pour montrer la
véritable force de son humanité. Ensuite, il fait de son personnage un retraité de chez Ford, qui dans notre monde en crise économique est un symbole fort. Enfin, malgré tout le dispositif
narratif, Eastwood décrit avec beaucoup d'empathie la vie de ses voisins Hmong, montrant à quel point que la force de chaque peuple devant l'épreuve se trouve dans le respect de ses traditions, et
le respects des tradiitions de autres.
"Gran Torino" est un grand film, éspérons que ce ne soit pas un testament.
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Vendredi 27 février 2009
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27
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/2009
06:46
Par Reivilo
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