Ciné

Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /2008 15:15
J'ai délaissé depuis quelques semaines mon blog, car l'amour m'est tombé dessus et je n'avais plus l'envie d'écrire, uniquement l'envie de vivre égoïstement ce qui nous arrivait. Mais pendant ces quelques semaines, je suis allé à quelques concerts (je vous parlerai prochainement des Thee Silver... vus mercredi) et voir quelques films.

Le choc visuel et sensoriel de ces derniers temps est le dernier film de Wes Anderson. Son "A bord du Darjeeling Limited" est le plus beau film vu depuis le début de l'année. Cette oeuvre remarqueble où l'on croise des hommes en pyjama, des hommes qui courent après des trains, des fils encombrés de valises, des femmes qui abandonnent leurs enfants, est purement géniale.

On y voit un Adrien Brody terrifié par l'idée de devenir père, Owen Wilson couvert de pansement après une tentative de suicide, et le magistral Jason Schwartzman qui écoute toujours la même chanson, ritournelle pop (d'un américain vantant la vie parisienne des 60's) ridicule lorsqu'il ait seul avec une femme. La musique passe des kink à Jo Dassin. Cette oeuvre onirique restera longtemps en vous pour faire murir le petit garçon que chaque homme conserve en lui, et pour meurtrir la mère que chaque est.

Cet OVNI cinématographique ne se saisit pas, ne se comprend pas mais se laisse porter par des rails ou par l'eau d'un fleuve. Un grand moment...



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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 22:34
Les comédies sur les "fan de..." (Podium, Jean-Philippe, Disco) lorsqu'elles sont françaises donnent souvent des films parfois drôles, pardois réussis, mais souvent faiblards par manque d'amour et de respect de leur sujet. Et on remarque particulièrement que le brio des acteurs est souvent le seul point positif tellement qu les gags, le rythme, la mise en scène sont absents.

L'approche américaine pour ce genre (sous-genre) de comédie est tout autre. D'abord, l'amour du sujet traité est sincère, maitrisé. Ensuite le rythme est l'arme, les gags s'enchainenent avec un tempo remarquable. La différence entre "Podium" et "Semi-Pro" est que Will Ferell adore le basket, adore les années 70 et est entouré d'acteurs en très bonne forme.

Woody Harelson, déjà vu récemment dans le dernier des Frères Coën "No Country for old men" est de retour dans une forme olympique. André Benjamin en star montante de la NBA est plus que convaincant.

Mais ce qui est réussi dans l'histoire de cette équipe plus qu'improbable de la ligue fantoche de la ABA est l'imparable talent drolatique de Will Ferell. On est face à un moment historique du sport US; la fin du professionnalisme bon enfant, et le passage à l'argent omniprésent. "Semi-Pro" narre avec humilité ce petit instant oublié mais avec le sens comique chevillé aux tignasses funky de ses héros.



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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 20:59

Le dernier volet de la série Indiana Jones est une régression complète de ses créateurs dans leurs cinématographies. Le dernier film de Steven Spielberg est une relecture quasi-totale des œuvres du duo Lucas – Spielberg. On passe de « American Graffiti » à « Rencontres du 3ème Type » en passant par « Star Wars » ou « E.T. ». Il est plaisant de voir qu’un cinéaste du divertissement est toujours capable de s’amuser, de divertir et de prendre de la distance par rapport à ses films.


Le plaisir du spectateur est lui partagé. Car si il le plaisir de retrouver l’archéologue à chapeau est intact, si la première partie du film est un plaisir à retrouver toutes les références, toutes les citations, tous les clins d’œil, l’histoire est traitée avec trop de dédain pour que l’on prenne un véritable plaisir. Le scénario, extrêmement léger, est très décevant. Et l’emprise des années à laisser plus de traces sur Harrisson Ford que sur beaucoup d’acteur de sa génération.


Ce quatrième épisode m’a un peu déçu, mais le but n’était pas de voir le film de l’année. Le but est atteint, on est face à une industrie du divertissement puissante, ludique, consciente de son histoire, et qui maitrise son propos.

 

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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 21:00
Central Park, des personnes s'arrêtent, plus aucun mouvement, puis les uns après les autres, ils se suicident. Des ouvriers se jettent du haut d'un immeuble qu'ils sont en train de construire. Les premières minutes du dernier film de M. Night Shyamalan (MNS) sont terribles de violence et de désespoir.

Le réalisateur d'origine indienne commence son histoire à Philadelphie, comme souvent. Un professeur de biologie, Mark Whalberg, toujours aussi parfait, lors qu'il apprend la nouvelle venant de New-york, craignant une menace terroriste, fuiera avec sa femme et la famille d'un de ces collègues. Ils essaieront dans ce carnage d'autodestruction de survivre à ces étranges phénomènes qui se produisent dans l'est des USA.

Le cinéma de MNS est très marqué, d'une facture toujours classique, il est un appel perpétuel à ses références. Mais à la différence d'un Quentin Tarantino qui s'amuse avec tous les codes, MNS lui les respecte tous à la lettre. Et les référence de Phénomènes aux Oiseaux de Hitchcock sont nombreux et visibles.

Mais la force de MNS est la puissance narrative de ses images. Il film avec une lumière sublime la campagne américaine, ces lieux trop communs du cinéma sont magnifiés par des plans splendides (dont le bouleversant murmure de la petite fille au professeur, où la course des derniers survivants devant un vent messager de la mort).

Ce sixième film de MNS est une belle réussite formelle, comme souvent, sensorielle, comme rarement. Et son histoire de révolte de la nature contre l'homme est une fable fatale stoïcienne qui si elle nous effraie, traduit le pessismisme de beaucoup d'être humain, sur la place que nous occupons sur notre planète.

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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 12:51
"Valse avec Bachir" d'Ari Folman est un film choc.
D'abord, par son sujet, le film est un documentaire précis, fouillé et documenté sur les massacres de palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila au coeur de la guerre du Liban qui ravagea les années 80 du Moyen-Orient.

Ensuite, par se forme, c'est un film d'animation mélangeant des images de synthèse, du collage, de la monochromie (un jaune envoutant). Le mariage de l'ensemble de ces techniques est splendide.

Enfin, par son genre, c'est un film de guerre très référencé "Apocalypse Now". Ari Folman dans plusieurs scènes montre son admiration pour le film de Francis Ford Coppola. Le tout donne l'un des grands films de l'année 2008.

Je ne suis pas allé voir "Valse avec Bachiré par envie, j'y suis allé par curiosité. Toute la presse cinéma avait crié au scandale au moment du palmarès de Cannes, car le film n'avait reçu aucun prix. Donc je suis allé voir l'oublié de Cannes. Et aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir été curieux. Je comprends les cris de la presse. Cette plongée d'un réalisateur Israëlien dans la mémoire de son pays, dans sa propre mémoire est magistrale. Ari Folman reconstruit souvenir par souvenir, interview après interview ce que son cerveau a enfoui  en son plus profond. Et le mélange entre réalité, phantasmes et imaginaire est une grande leçon de cinéma. "Valse avec Bachir" est un chef d'oeuvre. Il est indispensable à notre mémoire comme l'est "Nuit et Brouillard" d'Alain Resnais ou  "Apocalypse Now" de Coppola. C'est un témoinage à voir impérativement.
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 22:31

Un avocat (Fabrice Luchini) arrive à Monaco pour plaider dans une affaire de crime passionnel. Pendant le procès, il est accompagné d’un Agent de Protection Rapproché (Roschdy Zem), car la victime était un gigolo russe. Et sa vie basculera par la rencontre d’une jeune et jolie présentatrice de la météo de la télé locale (Louise Bourguoin), ex petite amie du garde du corps de l’avocat.


Sur cette trame assez légère, Anne Fontaine réalise un film enthousiasmant. La rencontre entre l’avocat séducteur mais ayant peur de coucher avec des femmes, et cette fille exhibitionniste, provocatrice, et nymphomane avait tout du casse-gueule. Mais heureusement, la réalisatrice a su retenir le cabotin Luchini dans sa boite pour ne faire ressortir l’acteur remarquable qu’il est. Elle a su aussi pousser à l’extrême le personnage que tenait Bourguoin à Canal + lorsque cette dernière présentait la météo. Et la jeune actrice se montre très convaincante dans ce rôle de fille prête à tout pour réussir sa vie.

« La fille de Monaco » passe avec souplesse de la comédie burlesque très rythmée où les gags fusent et les répliques s’entrechoquent, à la comédie sociale très sombre qui montre sous les paillettes et les ors de la principauté, que vouloir se sortir par tout moyen existe aussi sur le rocher. Et plus le film avance, et plus il noircit comme pollué par les non-dits de personnage bavards et par la perte totale de la raison de chacun d’entre-eux.

 

C’est un film très réussi. La performance des acteurs est à souligner. Le trio d’acteurs principaux est remarquable. Ma préférence allant à Roschdy Zem qui dans son rôle de garde du corps est fabuleux de justesse de ton et de présence.

 

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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 17:46
Le dernier film de Ben Stiller est une comédie assez barrée qui navigue allègrement entre le burleque le plus désopilant et les pires divagations affligeantes d'un esprit dérangé. Mais il faut reconnaitre au réalisateur un grand talent comique.

Car Ben Stiller ose. L'acteur américain dans cette période de crise totale est capable de faire rire avec tout. Et dans ce Hollywood sclérosé par le politiquement correct et le no-shocking, il faut savoir apprécié ce moment de liberté de ton forcené. Et ce malgré, un film où tout n'est pas réussi.

Car Ben Stiller ose. Il ose que des acteurs de renommée se lachent devant la caméra. Un coup d'oeil sur le casting :Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr, Nick Nolte, Tom Cruise, Matthew McConaughey. Et voir Cruise bedonnant, avec une calvicie, de grosses lunettes et poilu comme un singe poussant des gueulantes ordurières pendant tout le film, danser un rap tonnitruant sur le générique de fin est grandiose. Car, c'est un propose dont j'ai déjà parler dans cce blog, mais les acteurs américains savent rire d'eux même comme aucun autre.

Car Ben Stiller ose. Il ose, dans le genre qu'il maîtrise le mieux : la comédie. Il noyaute le système en son milieu. Les films qu'il écrit ou produit ou réalise marchent souvent très bien. Ainsi, il peut placer ses potes acteurs dans des comédies. Il peut imposer ses choix aux studios. Il peut être une bulle d'oxygène dans un monde trop réglementé.

Ben Stiller ose et il faut le remercier d'exister ainsi...

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 21:19

Une blonde, deux brunes, un homme, c'est à partir de ce canevas que Woody Allen nous narre cette comédie romantique qu'est Vicky Christina Barcelona.


Deux jeunes touristes américaines arrivent à Barcelone. Les deux sont belles. L'une est brune, posée, étudiante brillante, prête à se marier dans quelques mois avec un jeune homme de bonne famille de New-York. L'autre est blonde, certainement du même milieu social que son amie, mais elle est impulsive, créative, et recherche en permanence la liberté.


Les deux jeunes femmes lors d'un vernissage rencontre un peintre espagnol, blessé d'un divorce récent et violent. Ils partent, le soir même tous les trois, pour un week-end à Oviedo. Ces deux jours modifieront leur vision de l'amour, du désir, d'une relation de couple.


Le dernier Woody Allen, fait suite à la fin d'une trilogie anglaise commencée par le splendide "break point". Et après un drame Woody revient à une comédie sentimentale, réussie.


Ce qui aurait pu être un marivaudage à quatre, se transforme en remarquable histoire d'amour à trois, et en une frustration. L'auteur s'attache à montrer comment ces deux jeunes femmes vont transformer ces mois d'été pour comprendre qui elles sont. Et la bascule entre la scène initiale du taxi, et celle finale de l'escalator montre combien celle des deux qui avait le plus de certitude sur sa vie les a perdues, alors qu'à l'inverse la seconde se conforte dans la certitude de vouloir mener sa vie à sa façon.


Woody fait un peu de tourisme dans cette belle Espagne. Mais si il aligne les endroits de cartes postales, il a su capter la lumière de cette région. La sensation de rêve qui se dégage de ses images imprègne l'écran. Et dans les moments les plus réussis, il semble que l'on soit au milieu d'un songe.


Et puis que dire du casting, le film étant en VO se qui est un bonheur, Scarlett Johansson rayonnante et sombre a trouvé avec Allen un réalisateur qui la désire tant qu'il est le seul à savoir la filmer. Javier Bardem en très grande forme en ce moment. Penelope Cruz toujours aussi belle et toujours cataloguée dans le rôle de la furie hispanique. En fin, Rebecca Hall fait mieux que de faire le passe plat entre toutes ses stars.


"Vicky Christina Barcelona" n'est pas un Allen majeur, comme pouvait l'être "Match Point", mais fait partie de la catégorie des "bons Woody".


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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 06:52
Comment décrire sa déception quand on est un fan d'une série, face à un film de cette série qui nous a pas plu bienque ce ne soit pas un mauvais film.


Le dernier James Bond est hors les codes des précédents films. Le réalisateur Marc Foster (auteur du très joli Neverland) a choisi de un montage trop rapide et très réaliste des scènes d'actions et autres cascades. abandonnant le côté épique de ces moments dans un Bond à l'ancienne. On est surpris aussi par la volonté d'avoir laissé de côté l'humour du personnage,  Bond subissant presque les répliqe acerbe de son ennemi. Enfin, la noirceur du film dans son ensemble est trop extrème pour que l'on soit dans un James Bond. Car si  "Casino Royal" était très réussi. Ce n'est pas seulement par un effort scénaristique et une mise en scène efficace. C'est qu'on était face à un véritable James Bond. Devant "Quantum of Solace", on peut se poser la question.

Car le film reprend où le précédent s'arrêtait. James Bond retrouve l'homme qui a contraint sa petite amie (Vesper) de trahir la cause. Pendant son interrogatoire, Bond et M découvre une organisation invisible et gigantesque, bien plus dangeureuse que ce qu'ils pensaient. Alors commence une enquête qui passe par l'Italie, l'Autriche, et l'Amérique du Sud. La rencontre d'une Camille aussi volontaire dans la volonté de se venger que Bond, permettra à ce dernier de rencontre Dominic Greene. La suite se complexifie encore, avec une suite de trahisons, de vengeances et d'intrigues sombres.

Le dernier James Bond est un bon film, car le rôle principal est tenu par un acteur génial qui renvoi un paquet de ses prédécesseurs aux oubliettes des navets à jeter aux ordures. La force, la puissance, le charisme de Daniel Craig donne au personnage de Bond une épaisseur perdue au cinéma au moins depuis 40 ans. Quantum of Solace serait un film d'espionnage hors le label JB, je concéderait avoir regardé un film réussi (moins que le précédent, mais très plaisant à voir). Pour un fois, on ne prend pas le spectateur pour un crétin, ceux n'ayant rien compris à l'intrigue devant se poser des questions sur leurs capacités intellectuelles. Et enfin, depuis 2 film James renait à un niveau oublié depuis l'époque de Sean Connery.







 
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 19:58

Le retour réussi du géant rouge est un véritable plaisir. Hell Boy 2 est une véritable beauté plastique. Le réalisateur Guillermo Del Toro a le talent de créer un univers à la féerie folle. Si l'histoire de Hell Boy 2 peut tenir sur la serviette en papier donnée dans un restaurant d'hamburgers belges. La beauté graphique du film, elle est excellente.




On part dans un univers que ne renierait pas Miyazaki. Si l'auteur de Chihiro s'inspire de la mythologie de son pays natal, le japon, Guillermo Del Toro lui pioche dans ces origines européennes pour construire une histoire où Tolkien semble souvent tenir la main du cinéaste. Il se dégage de l'ensemble une poésie à l'émotion particulière. La mort étant montrée ici comme l'un des actes les plus sensorielles de l'existence.


Ron Perlman semble avoir trouvé un rôle à la démesure de son physique. Et il profite d'une carapace de latex plus qu'impressionnante pour exceller dans le rôle d'un homme monstre délaissé et interdit de visibilité.


Ce comics est à classer dans les bons films tirés de super héros. Laissant de côtés une action virevoltante, pour un gout certain pour les films de samourais hong kongais. Hell Boy 2 mérite les quelques euros que vous lui laisserait, c'est tout simplement un bon divertissement.


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