
Emilie Simon était à Nantes hier soir. L’olympic était comble, plus un millimètre-carré de libre. Je voulais voir comment la fée clochette végétale que j’avais vu, il y a trois, était devenue cette diva Kate Bushienne en provenance de New-York.
La scène d’abord, la demoiselle a abandonné sa guitare de la dernière tournée, pour se poser derrière un clavier. Elle est accompagnée par un batteur et un basiste, point barre. Ce sont les machines qu’elle affole, triture, caresse, maltraite, exploite à leur maximum qui feront le reste.
La musique est bonne, comme dirait mon pote Jean-Jacques. Le virage pris par Emilie Simon est impressionnant. On assiste à une succession de morceaux qui vous bercent dans une atmosphère intense. La voix de la jeune femme est toujours aussi cristalline. Les chansons du dernier album s’enchainent, dispersant leur sonorité, leur odeur urbaine. Les textes sont moins sensuels que sur Végétal (son précédent album), mais ils sont teintés du goût de la ville (New-York). L’ensemble est très réussi. La qualité de musicienne de la jeune femme est hors-norme. Mais elle abandonne petit à petit ses bruitages électro pour aller vers une pop échevelée, baignée de synthés très années 80.
Je ne vais pas vous mentir. Je suis fan depuis le début d’Emilie Simon. Et comme c’est souvent le cas lorsque je suis fan, je suis indulgent, trop indulgent. Mais, peu de personnes présentes, hier soir, pourront critiquer la prestation faite à l’Olympic. Ce concert bouclait mon année musicale 2009, et comme on dit, Emilie Simon nous a permis de finir en beauté.
HEALTH "DIE SLOW" from Lovepump United on Vimeo.
Benoît encore un groupe que nous avons manqué lors de son passage à Nantes !