Ciné

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 07:01
Quand Clint Eastwood est derrière la caméra, il faut se préparer à un film à l'ancienne, loin des effets de mode et des effets spéciaux qui régissent le cinéma Hollywoodien d'aujourd'hui. "L'échange" est bien dans cette définition.
 
D'abord, l'histoire complètement incroyable de Christine Collins qui dans le Los Angeles de 1930 élève seule son enfant en ayant une activité professionnelle prenante. Et c'est lorsqu'elle laisse son fils un samedi pour aller travailler que ce dernier disparaît du domicile familial. Après 5 mois d'une enquête qui n'avance pas, la police retrouve par hasard un enfant qui prétend s'appeler Walter Collins. Mais lorsqu'il est présenté à sa mère, ce n'est pas le bon enfant. La police, alors, essaie de contrainte la mère à reconnaître cet enfant. Le capitaine de cette brigade spéciale ira jusqu'à interner en hôpital psychiatrique la mère. Cette histoire tirée d'un fait divers des années 30 permet à Eastwood d'aborder plusieurs thèmes de prédilection, l'individu face au système, le pot de terre face au pot de fer. La protection des enfants face au monde extérieur, thème déjà évoqué dans "Un monde parfait" et "Mystic River".
 
Ensuite, une mise en scène au cordeau, des plans parfaitement construit, une lumière splendide et un rythme parfait donnent à ce film la grandeur des classiques hollywoodiens. Clint Eastwood prouve une nouvelle fois la maestria de son art en réalisant un film de très grande classe. Et cette perfection technique donne au film un cachet tellement rare en ce moment que l'on peut que s'en féliciter.
 
Sans aucun doute, "L'échange" fera partie de mon palmarès de fin d'année. Et je mange mon chapeau si Angelina Jolie ne décroche pas l'oscar après une telle performance...
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 07:47
Bon d'accord, je délaisse le blog en ce moment. Et vous pouvez parfaitement me dire que donner son classement des dix meilleurs films de l'année 2008, en fin janvier c'est un peu tard. Mais comme les récompenses Oscar ou César font bientôt tomber sur la tête de leur lauréat, je ne suis pas plus en retard qu'eux.

Bon d'accord, j'ai vu en 2008 moins de film que les années d'avant. Donc, j'ai vu 49 films en 2008.

- 35 Américains
- 07 Français
- 02 Italiens, Hong-kongais
- 01 Espagnol, Belge, Israëlien


1 - No, Country for oldman - Les frères Coën

Le chef d'oeuvre des frères Coën. Apres, sombre, rugueux, ce film vous secoue et ne vous lâche que longtemps très longtemps après.



2
- A bord du Darjeeling Limited - Wes Anderson

La comédie de l'année. On se balade dans une ambiance incroyable pendant tout le film, le doux-amer, la fantaisie. Rien n'est à jeter dans ce film. Un très grand film...



3 - Juno - Jason Reitman

Le premier film du fils de Ivan Reitman est une merveille. Le film porté par la présence malicieuse de la jeune actrice Ellen Page. Certains disent que ce film est facile, qu'ils essaient d'en faire autant.


4 - The Dark Knight - Christopher Nolan

Le dernier Batman est grandiose. La transposition du super-heros dans un univers proche du notre est une veritable réussite. Et le film maintient un cap pendant toute sa longueur, une merveille. Heath Ledger dans son dernier rôle est fabuleux.


5 - Mesrine 1&2 - Jean-François Richet

Le meilleur du cinéma français ! Comme quoi quand on fait des efforts, on ne filme pas uniquement des T'chis



6 - Be kind rewind - Michel Gondry

Le meilleur film du réalisateur à ce jour (je peux le dire je suis allé tous les voir). Une analyse du plaisir d'être spectateur d'un film et de la responsabilité d'un movie maker.


7 - L'échange - Clint Eastwood

Angelina Jolie, Clint Eastwood dans un film un peu trop parfait pour être mieux classé.



8 - Valse avec Bachir - Ari Folman

Une nouvelle forme de cinéma, on ne peut être plus contemporain.




9 - Entre les murs - Laurent Cantet

Palme d'Or....




10 - Tonnerre sous les tropiques - Ben Stiller

Palme du pire, mais du plus jubilatoire...

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 19:05
François Ozon est un cinéaste atypique dans le paysage actuel du cinéma français. Il est atypique car il possède une qualité que beaucoup de ses collègues n'ont pas, c'est le talent. Il est pour moi l'auteur du plus grand film français des années 2000, "Le temps qui reste".


Cela faisait très longtemps qu'un film ne m'avait pas autant touché, ému, troublé. Ricky est un film fantastique à la Demy dans notre monde moderne gris en crise. Ricky c'est un film des frères Darderne touché par la grâce d'un rêve. Ricky est un oeuvre inclassable, d'un rélisateur génial qui ne craint plus son art pour ne plus le regarder de haut (comme à ses débuts) et le magnifier pour en faire le meilleur moyen de raconter les plus belles histoires. Ozon est devenu gigantesque, et peu de réalisateurs français seront capables d'aller le déloger de son trône.

Ricky, c'est l'histoire de Katie (Alexandra Lamy), ouvrière de banlieue qui tombe amoureuse d'un rugueux ouvrier espagnol (Sergi Lopez). De leur liaison naitra Ricky, bébé blond joufflu. Petit à petit, le charmant bambin deviendra un ange, au sens littéral du terme, c'est à dire un être humain ailé. De sujet, plus que casse-gueule, Ozon évite tous les piègeset clichés de ce genre de film ou fonce littéralement dedans pour les faire exploser et les réduire en poussière.

Le cinéma français s'est trouvé son maître. Chabrol vieillit bien, j'attends son Bellamy avec impatience. Ozon arrive pour de longues années. A moins que, ce cinéaste à part ne fasse plus de films, car face à ce public préférant LOL, nous étions que 3 dans cette grande salle noire. (snif)

 


Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 20:57
Clint Eastwood revient comme acteur et réalisateur dans "Gran Torino". Dire que ce film était attendu par les fans n'est rien, on n'avait plus vu sur écran cette figure incroyable du cinéma depuis "Million Dollar Baby".

Un vieil homme perd sa femme. Raciste, haineux, et particulièrement grossier, Walt Kowalsky vit dans une petite maison dans un quartier de banlieue qui avec les années est devenue une zone habitée par des asiatiques pauvres (les Hmongs). La dernière richesse qu'il possède et qu'il chérit est sa Gran Torino (La même voiture Ford que Starsky dans la série). Sa haine atteindra son paroxisme lorsque son jeune voisin sous l'influence d'un gang tentera de voler sa voiture de collection. Ce dernier sera obliger par sa mère à travailler pour son vieux voisin pour réparer son méfait. Les jours qui suivront, serviront de rédemption et de révélation aux deux hommes.

Les thèmes de Clint Eastwood sont présents dans "Gran Torino", l'usure des corps, les forts et le faible, la difficulté des relations parents-enfants, la mort. Le réalisateur aime se filmer vieillir les traces que laissent les années sur sa peau. Mais Eastwood règle pas mal de compte dans ce film. D'abord avec lui même, il explose son image d'inspecteur Harry, pour montrer la véritable force de son humanité. Ensuite, il fait de son personnage un retraité de chez Ford, qui dans notre monde en crise économique est un symbole fort. Enfin, malgré tout le dispositif narratif, Eastwood décrit avec beaucoup d'empathie la vie de ses voisins Hmong, montrant à quel point que la force de chaque peuple devant l'épreuve se trouve dans le respect de ses traditions, et le respects des tradiitions de autres.

"Gran Torino" est un grand film, éspérons que ce ne soit pas un testament.

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 07:00

C’est avec un grand plaisir que je suis ressorti des presque 3 heures que dure le film « The Watch Men ». Je ne suis pas un grand spécialiste des comics, mais la qualité graphique du film est aussi époustouflante que les plus belles planches de ces BD.

 

Mais ce qui fait la grande qualité de « The Watch Men » n’est pas uniquement ses qualités techniques. Bien sûr, les images sont souvent splendides, les décors sont somptueux, les effets spéciaux envoient à des années lumières des productions fabuleuses vieilles de seulement 2 ans. Mais « The Watch Men » raconte l’essentiel que les supers héros vieillissent, qu’ils ont des souffrances terribles (point commun avec l’un des chef d’œuvre de l’année 2008 :  The Dark Knight), que s’ils ne meurent jamais c’est uniquement le personnage qui survit. Et d’ailleurs, est ce qu’un super héros doit cacher son identité. Ces thèmes posés dans un univers d’anticipation (un 1985 où Nixon serait toujours président et où les USA auraient gagné la guerre du Vietnam) se percutent à notre actualité de crise avec une grande violence. Les USA, aujourd’hui, est un pays qui souffre. Et il s’est offert à un nouveau type de super héros.

 

Si vous avez 3 heures devant vous , allez voir « The Watch Men ». Vous serez ébloui, non par des scènes d’action à couper le souffle, mais par une avalanche de magnifiques images, par une bande son jouant quelques morceaux eighties, par des acteurs véritablement habités par leur personnage, par un propos intelligent, par une vision noire du monde qui nous entoure. Je n’avais pas trouvé les films usant des mêmes procédés très passionnants (300, Sin City…) pour une fois le réalisateur s’intéresse a raconté son histoire, au lieu de nous montrer ses talents de technicien. Et enfin, on assiste à du cinéma…


Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 20:01

Un jeune Kurde arrive à Calais. Il essaye de traverser à l'aide de passeurs la manche pour aller rejoindre sa petite amie en Angleterre. Il échoue. Il décide donc de tenter le passage par la mer à la nage. Il s'entraine chaque jour à la piscine municipal où il se liera d'amitié avec le maitre nageur.

Ce film qui a fait polémique jusqu'à notre ministre de l'identité nationale mérite-t-il le bruit qu'il génère ?

Si on ne s'attarde que sur l'aspect cinématographique. On peut apprécier le style de Lioret, sa recherche des êtres perdus, le goût pour les plages désertes, et la justesse de sa mise en scène. Néanmoins, le film est très alourdi par l'histoire d'amour ratée entre lr maître nageur (Vincent Lindon - homme dans tous les domaines) et une prof d'anglais, bénévole humanitaire (Audrey Dana - un peu légère devant un tel acteur).  Et cette lourdeur pénalise grandement le film lui faisant perdre intensité et vision sociale.

En revanche si on s'attarde sur l'aspect politique de l'œuvre, Lioret traite avec un respect énorme ses personnages. Il montre la difficulté humaine de l'accueil, le partage. Il montre la répression, le goût du tout sécuritaire et du tout contrôlé de certains aspects de nos sociétés occidentales. Il effleure aussi, la difficulté de la jeunesse musulmane (pays en guerre, autorité paternelle, mariage arrangé). Mais surtout Lioret est beaucoup trop pessimiste ne croyant pas plus dans une bascule de nos craintes, ni dans l'humanité des bénévoles.

"Welcome" est l'un des films les plus rageant de l'année. Car si on a envie de maudire une autorité qui inculpe (sans les punir, on a compris ) des citoyens pour assistance à personne en situation irrégulière, on en ressort en pensant que nous sommes tous plus coupable que ceux qui sont là pour nous contrôler. Et cela j'ai du mal à l'avaler.

 

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 18:59
Le dernier Tavernier est une merveille de cinéma crépusculaire. Un lieutenant de la police de Louisiane (Tommy Lee Jones) enquête sur la mort d'une jeune prostituée blanche de 19 ans. Son enquête le verra louvoyer entre stars de cinéma perdues dans le Bayou, Maquereaux producteur de cinéma, Flics verreux et lorgnant sur son insigne, et une population abandonnée de l'Amérique après le passage de l'ouragan Katerina.   Je n'avais pas vu un film de Bertrand Tavernier au cinéma depuis "ça commence aujourd'hui" en 1999 (putain 10 ans). Et je n'ai jamais été un grand fan de son cinéma, si on excepte "Que la fête commence" pour la performance de Jean Rochefort. Ce qui fait la force de ce film, est sa noirceur, son désespoir. D'abord, le décor, la Louisiane, état américain mort depuis le passage de Katerina est montré entre songe et réalité triste. Mais que son Bayou est splendide, et que Tavernier se l'ai approprié de la plus belle des façon. Ensuite, le scénario, un récit intense et simple, sans de rebondissements digne d'un épisode de Scoobydoo (les dessins animés qui se passaient souvent dans le Bayou), une histoire tragique d'un enquêteur alcoolique au bout du rouleau. Enfin, une direction d'acteur remarquable, d'une précision extrême, avec une rencontre au sommet entre John Goodman et Tommy Lee Jones   Tommy Lee Jones est un putain de bon acteur. Il excelle dans ces rôles où la vérité lui est connue et qu'elle l'accable autant qu'elle le motive. C'est l'acteur de la volonté d'agir dans le  renoncement. Sa carcasse bedonnante devient l'ombre du flic vidé par son job. Dans les années 50, on avait Humphrey et son clope. Les années 70, on était traumatisées par Clint et son magnum. Les années 00 sont lourdes de la carcasse ventrue de Tommy Lee avec sa peau fripées (Traquées, les disparues, trois enterrements, no country for old man, dans les brumes électriques)   Allez voir ce film, si vous ne courez pas les films de voitures (4) ou ceux où le soleil viendra tous nous tuer (sauf 2 enfants américains habitant la même ville et sauvés par ET)
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 23:23
Comment reprendre un série aussi codée que Star Trek pour en faire un film moderne sans être pris par le carcan de plusieurs décennies de saisons télé et de films de ciné ? JJ Abrams apporte sa solution qui plongera dans une perplexité abyssale les geeks accros aux sous-pulls en acrylique et autres fans de la série, mais qui laissera tout aussi perplexe le spectateur lambda ébloui par une imagerie virtuose, emballé par une mise en scène halletante, et un scénario où les codes des blocks busters US reviennent à un positionnement proche des années 80.
 
D'abord, la beauté de chaque image du film est incroyable. Rarement un réalisateur de grosse production hollywoodienne a pris autant de soin à baigner son film dans une lumière de halo, magnifiant chaque instant de pellicule. Le talent du réalisateur n'est plus d'intégrer des images de synthèse à l'intérieur d'un film. Mais le défi réussi par le JJ Abrams a été de donner autant de vie à toutes les images à l'écran quelqu'en soit la source. On atteint enfin les sommets que la technologie nous promettait. Maintenant, il nous reste à attendre la 3D aux même niveau et le cinéma sera devenu le spectacle total.
 
Ensuite, JJ Abrams est un raconteur né. Car en plus de ses talents de narrateur, il est capable de structurer son film comme une série télé de plusieurs mini épisodes. Il fait disparaître plusieurs de ses personnages, sans prévenir et sans que les autres personnages en ait un ressentiment. Cette construction en mini épisode, lui permet de changer de thématique à la guise, de glisser quelques coups de théâtre à un rythme constant, et à s'adresser à un public habitué à ce genre de code narratif.
 
Enfin, il faut regretter que le scénario de ce film, n'est ni son point faible (le casting est un point très négatif, seul l'acteur jouant Spock sort du lot de ce troupeau de belles et bellâtres hollywoodien) ni son point fort.  En revanche, le manichéisme est de retour à grand pas. Nous pouvons être surpris de la part de ce réalisateur habitué à des récits plus complexe. Mais la fin laisse présager soit un contre pied volontaire face à une série connue pour son pacifisme et sa regard vers la philosophie soit un retour à des codes oubliés des blockbusters des années Reagan.
 
Mais le film est tellement beau, qu'il se suffit à lui même
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 08:35

Eric Cantona n'est pas un footballeur, Eric Cantona n'est pas une légende du sport, Eric Cantona est le phantasme d'une ville. Cette ville, c'est Manschester, ville ouvrière du nord de l'Angleterre. Ville de musique de Joy Division à Oasis. Et le film de Ken Loach ne pourrait pas se dérouler ailleurs qu'en dehors de cette ville.

Eric est un facteur fatigué. La cinquantaine, il n'est ni compris par ses 2 fils, ni par ses collègues qui le voient périr petit à petit, ni par sa première femme, mère de sa première fille dont il est toujours amoureux après une vingtaine d'année de  séparation. Eric déprime, sa vie n'a plus de sens, même son club de toujours Manchestr United n'arrive plus à le rattacher à son petit monde. Le seul a qui il se confit, c'est Eric Cantona. Eric, le facteur, parle au poster d'Eric le joueur de foot accroché à son mur. Un soir, après avoir fumé un joint, le poster lui parle. Puis, il prend forme, et le véritable Eric Cantona apparait. Alors suivant petit à petit les conseils de Cantona, Eric le facteur va reprendre sa vie en main.

Le film de Ken Loach est un grand moment de cinéma. Bien sûr, on peut lui reprocher sa fin consensuelle, bien sûr on peut reprocher les figures habituelles du cinéma de Loach. Mais il faut sacrèment être de mauvaise foi, pour reprocher plus à Looking for Eric.

D'abord, l'histoire est intense. Elle est menée par un Ken Loach qui n'est jamais aussi fort et aussi émouvant que lorsqu'il ne s'attèle au destin d'un homme face à son histoire que lorsqu'il veut raconter l'Histoire par le prisme du destin d'un homme. Ensuite, Ken Loach est un meneur d'homme. Il dirige ses acteurs comme nul autre. Et la performane de Cantona est digne que celle qu'il offrait aux spectateurs de Old Trafford lorsqu'il arborait le maillot des Red Devils. Ken Loach est le sir Alex Fergusson du cinéma. Enfin, Ken Loach semble avoir compris depuis sa palme d'or qu'il ne dénoncera jamais avec autant de force le mal aise social, en filmant des hommes au milieu de leurs tourments et de leur époque.

J'ai beaucoup aimé ce film, pour  la performance de Cantona, l'histoire de ce facteur, l'émotion générale qui en ressort. Ken Loach nous a fait un très grand film.

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 19:23
Le dernier film de Sam Raimi est une joyeuse succession de scènes horrifo-ludique où le réalisateur s'en prend au rêve de réussite capitaliste de l'Amérique blanche.
 
Christine travaille dans une banque, comme spécialiste du crédit. Elle a pour but, d'obtenir une promotion. Elle souhaite réussie à être nommée sur le poste vacant de directeur adjoint. Mais, un jour, pour prouver sa capacité à prendre des décision difficile à son directeur, elle refuse la prolongation d'un prêt à une vieille femme, Mme Ganush. Humiliée par se refus, la vieille femme va lui jeter un sort, qui doit conduire au bout de trois jours Christine jusqu'en enfer.
 
Sam Raimi revient à son style d'origine, l'épouvante légère. Il réalise des scènes à l'ancienne, utilisant très peu l'image de synthèse, pour privilégier les trucages plus conventionnels, plus proche de ses anciens films. Cette maitrise de ce genre (il est le réalisateur de la série Evil Dead, Darkman) lui donne l'audace nécessaire pour faire cette série B, tout à fait réussie. On retrouve tous ses gimmicks visuels, son travail sur le son, ses blagues potaches et son goût pour les coulées d'hémoglobine.
 
Ce film est aussi, une charge bien lancée contre les systèmes bancaires américains. D'abord, la jeune Christine, essaie d'effacer son enfance passée à la campagne. Elle sait que ses chances d'évolution professionnelle sont liées au fait qu'elle masque ses origines. Ensuite, Sam Raimi s'amuse à casser du banquier (une jolie bauquière blonde d'ailleurs), en montrant que leur volonté de réussir, les aspirations de résultats vont à l'en-contre des problématiques de leur client. Enfin, dans ce monde figé de finance policée, où écraser un autre peut être utile à sa propre progression, il n'existe que la place pour le cartésien et le freudien. Sam Raimi nous donne un joli cour de magie noir et de plongée dans le monde des esprit.
 
Je vous conseille ce film, très réussi, parfois légèrement angoissant, parfois drôle. C'est une petite pépite à voir absolument...
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés