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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 17:46
Le dernier film de Ben Stiller est une comédie assez barrée qui navigue allègrement entre le burleque le plus désopilant et les pires divagations affligeantes d'un esprit dérangé. Mais il faut reconnaitre au réalisateur un grand talent comique.

Car Ben Stiller ose. L'acteur américain dans cette période de crise totale est capable de faire rire avec tout. Et dans ce Hollywood sclérosé par le politiquement correct et le no-shocking, il faut savoir apprécié ce moment de liberté de ton forcené. Et ce malgré, un film où tout n'est pas réussi.

Car Ben Stiller ose. Il ose que des acteurs de renommée se lachent devant la caméra. Un coup d'oeil sur le casting :Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr, Nick Nolte, Tom Cruise, Matthew McConaughey. Et voir Cruise bedonnant, avec une calvicie, de grosses lunettes et poilu comme un singe poussant des gueulantes ordurières pendant tout le film, danser un rap tonnitruant sur le générique de fin est grandiose. Car, c'est un propose dont j'ai déjà parler dans cce blog, mais les acteurs américains savent rire d'eux même comme aucun autre.

Car Ben Stiller ose. Il ose, dans le genre qu'il maîtrise le mieux : la comédie. Il noyaute le système en son milieu. Les films qu'il écrit ou produit ou réalise marchent souvent très bien. Ainsi, il peut placer ses potes acteurs dans des comédies. Il peut imposer ses choix aux studios. Il peut être une bulle d'oxygène dans un monde trop réglementé.

Ben Stiller ose et il faut le remercier d'exister ainsi...

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 21:29
Ce week-end a été baptisé sur les quais de Loire à Nantes, le titanesque voilier "Banque Populaire V". Ce Géant des mers provoque en moi, une admiration immense du travail réalisé et mon mauvais esprit ne peut s'empêcher d'être trop loin.
 
Banque Populaire V est un bateau magnifique. La puissance qui se dégage de l'ensemble est gigantesque. D'ailleurs, les cinq Pen Duick posaient à ses côtés ressemblaient à des maquettes dans un petit plan d'eau dans un parc. La finesse de ses lignes, la hauteur de ses mâts, le gigantisme du bateau vous écrase et vous fait ressentir combien l'homme à toujours besoin de se surpasser pour montrer aux autres son génie. Mais, lorsque vous êtes face à un tel bateau, vous n'êtes pas invité aux voyages comme devant n'importe quel autre bateau, mais vous avez l'impression d'être face au premier bateau qui pourra quitter la mer pour rejoindre la lune.
 
Mais la beauté du bateau ne peut dissimuler le nom de son sponsor inscrit en lettres bleues sur ses coques. Car l'actualité financière de ses derniers jours, ne collait pas avec le fait qu'une grande banque fête en grande pompe l'inauguration du plan grand multi-coques de course du monde. Et se décalage entre les pertes qu'enregistrent chaque jour les établissements financiers et le faste des festivités de ce samedi peut parraitre légèrement choquant. Mais si la Banque Populaire semble maintenant armée pour affronter les tempêtes des 7 mers, espérons qu'elle le soit tout autant pour affronter celle qui se présente devant nous dans le monde très soufflant de la finance.
 
A moins que la Banque souhaite changer de slogan pour prendre celui de "Fluctua nec mergitur"

Par Reivilo - Publié dans : Reivilo - Communauté : Nantes
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 20:43
Les Frères Pétard du rock anglais sont de retour. Et doit-on s'attendre au pire ? Malgrè un retour en grâce par le très correct "don't believe the truth", les oasis étaient plus que décevants depuis plusieurs albums. Espérons que celui qui sortira dans les jours qui viennent sera au moins du niveau du précédent.

Le premier single "The Shock Of The Lightning" est du Oasis pur jus, un peu trop musclé, avec un mur du son toujours trop présent. Il faut surtout noter le grand retour de Liam Gallacher à la bagarre avec cette voie à faire tout sauter.


Par Reivilo - Publié dans : Musique
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /2008 22:15
Hier soir, en lisant mes mails, je vois que j'avais un message de Benoît. Et ce charmant jeune homme, célibataire et bien sous tout rapport, me disait en quelques mots, que mon blog ne valait rien si je ne parlais pas du concert des Sigur Ros à la Route du Rock de Saint-Malo.

J'avoue ce soir, que Benoit avait raison. Car ce que nous avons vécu avec la joyeuse bande venue d'Islande, a été ce soir là incroyable. C'était la seconde fois que je voyais sur scène Sigur Ros. La première fois que je les avais vu, c'était dans une petite salle nantaise, il y a maintenant 7 ans. Le groupe a progressé de façon spectaculaire, s'appropriant maintenant l'espace et le temps.

Sous une pleine lune, jouant avec le ciel, comme le chanteur de Sigur Ros avec son archer sur sa guitare électrique, nous avons assisté à l'un des plus beaux concerts de l'année. D'abord, Sigur Ros, c'est une musique absolue. Elle s'installe doucement, prend ses aises, se respire, s'étire à l'infini, et s'offre à son public.

Ensuite, Sigur Ros, c'est une atmosphère. D'abord, des nappes, des strates, des boucles, elles s'entremèlent jusqu'à composer un musique belle à vous torde de bonheur. Ensuite la voix incroyable du chanteur qui vous fait planer haut, très haut.

En effet Benoît, j'ai eu tort de ne pas avoir parler de Sigur Ros.


Par Reivilo - Publié dans : Musique
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 22:31

Un avocat (Fabrice Luchini) arrive à Monaco pour plaider dans une affaire de crime passionnel. Pendant le procès, il est accompagné d’un Agent de Protection Rapproché (Roschdy Zem), car la victime était un gigolo russe. Et sa vie basculera par la rencontre d’une jeune et jolie présentatrice de la météo de la télé locale (Louise Bourguoin), ex petite amie du garde du corps de l’avocat.


Sur cette trame assez légère, Anne Fontaine réalise un film enthousiasmant. La rencontre entre l’avocat séducteur mais ayant peur de coucher avec des femmes, et cette fille exhibitionniste, provocatrice, et nymphomane avait tout du casse-gueule. Mais heureusement, la réalisatrice a su retenir le cabotin Luchini dans sa boite pour ne faire ressortir l’acteur remarquable qu’il est. Elle a su aussi pousser à l’extrême le personnage que tenait Bourguoin à Canal + lorsque cette dernière présentait la météo. Et la jeune actrice se montre très convaincante dans ce rôle de fille prête à tout pour réussir sa vie.

« La fille de Monaco » passe avec souplesse de la comédie burlesque très rythmée où les gags fusent et les répliques s’entrechoquent, à la comédie sociale très sombre qui montre sous les paillettes et les ors de la principauté, que vouloir se sortir par tout moyen existe aussi sur le rocher. Et plus le film avance, et plus il noircit comme pollué par les non-dits de personnage bavards et par la perte totale de la raison de chacun d’entre-eux.

 

C’est un film très réussi. La performance des acteurs est à souligner. Le trio d’acteurs principaux est remarquable. Ma préférence allant à Roschdy Zem qui dans son rôle de garde du corps est fabuleux de justesse de ton et de présence.

 

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 18:37
Le talent n'attend pas le nombre des années avons nous l'habitude d'entendre. Ces deux gamins d'un vingtaine d'année ont écrit l'album le plus revitalisant de 2008. Je concède que j'étais très admiratif de la musique des Arctics Monkeys, mais là leur petit malin de leader a tout explosé en composant cette balade (grand hommage à la musique anglaise de la fin des sixties). Alex Turner avait la capacité déjà de m'énervé (tant de talent dans un si jeune blanc bec) mais là il m'horripile au plus haut point. Je sais je ne suis qu'un vieux jaloux envieux devant cette musique incroyable.

Je vous laisse avec une petite video



Par Reivilo - Publié dans : Musique
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 21:15


1990, je passais mon bac, que j'obtenais. 1990, cela me semble déjà si loin alors que tout est encore assez proche dans mes souvenirs. 1990, j'étais lycéen au Lycée Lavoisier de Mayenne. 1990, je me cachais déjà sur les photos. 1990, de cette photo, je suis toujours proche de jérôme. 1990, j'étais dans la coalition (comme disais la chanson).

Par Reivilo - Publié dans : Reivilo
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /2008 21:37
La chanson "Les limites" de Julien Doré a permis de redécouvir la chanson de Serge Gainsbourg "Chez les yéyés". Le jeune vainqueur de la nouvelle star s'est inspiré (a totalement piqué) de l'idée du beau Serge.

La chanson de gainsbourg est un extrait d'un "Top à Jean-Pierre Cassel" de 1964. Et la mise en scène de ce petit clip est remarquable de rigueur, de justesse, et d'humour noir. Et voir le magnifique Jean-Pierre Cassel danser est un véritable régal.

Je vous laisse une petite vidéo Youtube.

Par Reivilo - Publié dans : Musique
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 20:37
Lorsque la nuit, je laisse de part la route
La Sologne, ses chemins au pins sans fin
Mes pas au galop ont le gout d'une joie courte
D'un bonheurs en pause, que la distance contraint

J'aimerai ne plus vivre ses instants que je redoute
Ceux qui en une seconde me font quitter le divin
Ces heures passées avec toi, à la douceur qui m'envoute
Pour qu'on se retrouve ces soirs, chacun de son côté de ravin

Mais pour toi je construirai un pont au ciel la voute
Un trait entre nous à jamais tracé, une vie, un chemin
Une liaison éternelle, sous mes pieds cette longue route
Qui me méne à toi, fort et heureux d'un amour sans fin


Par Reivilo - Publié dans : Poésie
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 12:51
"Valse avec Bachir" d'Ari Folman est un film choc.
D'abord, par son sujet, le film est un documentaire précis, fouillé et documenté sur les massacres de palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila au coeur de la guerre du Liban qui ravagea les années 80 du Moyen-Orient.

Ensuite, par se forme, c'est un film d'animation mélangeant des images de synthèse, du collage, de la monochromie (un jaune envoutant). Le mariage de l'ensemble de ces techniques est splendide.

Enfin, par son genre, c'est un film de guerre très référencé "Apocalypse Now". Ari Folman dans plusieurs scènes montre son admiration pour le film de Francis Ford Coppola. Le tout donne l'un des grands films de l'année 2008.

Je ne suis pas allé voir "Valse avec Bachiré par envie, j'y suis allé par curiosité. Toute la presse cinéma avait crié au scandale au moment du palmarès de Cannes, car le film n'avait reçu aucun prix. Donc je suis allé voir l'oublié de Cannes. Et aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir été curieux. Je comprends les cris de la presse. Cette plongée d'un réalisateur Israëlien dans la mémoire de son pays, dans sa propre mémoire est magistrale. Ari Folman reconstruit souvenir par souvenir, interview après interview ce que son cerveau a enfoui  en son plus profond. Et le mélange entre réalité, phantasmes et imaginaire est une grande leçon de cinéma. "Valse avec Bachir" est un chef d'oeuvre. Il est indispensable à notre mémoire comme l'est "Nuit et Brouillard" d'Alain Resnais ou  "Apocalypse Now" de Coppola. C'est un témoinage à voir impérativement.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
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