Ciné

Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 06:41

 
Le dernier film de Woody Allen est un enchantement. Boris est  un vieux physicien (il a raté le prix Nobel de peu). Il est hypocondriaque. Il n'aime guère l'humanité dans sa totalité. Il avait surtout un vie bourgeoise qu'il a complètement quitté après une tentative échouée de suicide. Il vit à New-York dans un deux pièces usés. Un soir, par accident, il héberge une jeune fugueuse de 21 ans originaire du Mississipi. Tout ira bien, entre les deux, pendant un an, jusqu'à l'arrivée de la mère de la jeune femme qui viendra semer la zizanie dans le couple.
 
Le réalisateur New-yorker invente une charmante comédie romantique, sur ses thèmes de prédilections (amour, déchirure, rencontres improbable, et bavardages schizophrènes). L'oeil malin d'Allen frappe toujours au bonne endroit. Et les digressions de l'auteur sont autant de bulles éclatant au fond d'un verre d'eau gazeuse. Comment ne pas sourire, lorsque la conversation du vieux et de sa jeune pensionnaire aborde le film "Autant en emporte vent". Et que la conclusion du clone d'Allen est de dire qu'il a toujours préféré "scarlett" aux autres personnages pour la fièvre qu'elle dégage. La poitrine orgueilleuse de Scarlett Johansson (présente dans 3 de ses derniers films) a dû encore se gonfler d'un tel compliment.
 
Le talent d'Allen est d'avoir aussi choisi Larry David (dont on peut s'amuser à noter les ressemblance physique entre les deux) pour interprété son rôle. L'acteur se délecte des dialogues savoureux, des situations les plus invraisemblables dans lesquelles Allen le met. Et ses dialogues en aparté avec les spectateurs du film, ne font pas trop pour une fois trop cabotin, mais donne encore au personnage, l'image de mauvais bougre qu'il mérite.
 
Si vous aimez Woody Allen, vous avez déjà vu ce film. Si vous êtes curieux, allez voir ce film. Un bon conseil de Reivilo !!
 
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 19:53
Mickaël Mann est l'un des rares réalisateurs américains qui arrive encore à me surprendre à presque chacun de ses films. Depuis Heat, je suis toujours emballé et son dernier Public Ennemies ne dément pas cette série.
 
Son dernier film se situe dans les années 30. Le videur de banque John Dillinger fascine autant que terrorise l'Amérique de la crise. C'est à cette époque que Hoover prend les rênes du FBI naissant. Et les 2 hommes passeront plusieurs années à se combattre par méfaits et médias interposés.
 
Mickaël Mann est un formaliste. Plan rapide, lumières travaillées, utilisation d'une caméra vidéo, montage précis sont de rigueur dans Public Ennemies. Et le film marche du tonnerre.
Car l'esthétisme de l'oeuvre ne brouille pas une intrigue limpide et une vision cynique de l'amérique de cet époque (de notre époque ??)
 
Même si Mann se défend de n'avoir raconté que l'histoire de Dillinger. Il est amusant de voir comment le réalisateur s'attarde sur les braquages, comment ils montrent comment les brigands de l'époque menaient grande vie en sortant dans les restaurants, les cinémas, les champs de course, les boites de nuit.
Mann dépeint le début du FBI avec des méthodes dignes de celles pratiquées aujourd'hui (Torture de femmes, meurtres, violence gratuite), Mais pour lui nous ne sommes pas dans une critique de l'amérique de ce jour, mais la réalité des années 30. Mann est malin, et sa critique est cinglante.
 
Cotillard est à un niveau que même un Contador n'a pas atteint sur un vélo, Christian Bale s'installe de façon définitive parmi les plus acteurs de sa génération (enfin la reconnaissance artistique) et Johnny Depp se balade dans ce film comme souvent maintenant entre des moments d'une présence époustouflante et des minutes d'errances éthérées.
 
Je vous conseille Public Ennemies qui sera dans le haut de mon palmarès de l'année
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /2009 06:31
Quatre hommes partent à Las Vegas fêter l'enterrement de vie de garçon de l'un d'entre eux. La nuit s'annonce chaude et alcoolisée... Au réveil, c'est la gueule de bois, la chambre en vrac et le marié a disparu... Il s'écoulera alors 2 jours terribles où les 3 compères vont essayer de remonter petit à petit leur nuit de folie...
 
Je ne dévoilerai rien d'autre de ce film. C'est une véritable jubilation. Le coup de génie de ses auteurs est de l'avoir construit comme un polar, une enquête à l'envers. N'y allez pas pour voir la comédie la plus fine de l'année, mais préparez vous pour une fois à rire de bon coeur.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 05:21
Qu'écrire sur le dernier film de Quentin Tarantino qui n'est pas été écrit partout. D'abord, je peux dire que j'ai adoré son film. Le rythme majestueux qu'ont les films de QT est unique dans le cinéma actuel. Où tout les films ne sont basé sur un rythme de dératé ou d'asthmatique, Tarantino lui décide des moments où il prend son temps et de ceux où il emballe la machine. La première scène (un moment d'anthologie) qui vous scotche à votre siège pendant 20 minutes est la merveille du cinéma de cette année, voire de la décennie. Ce dialogue incroyable entre un fermier français et un officier allemand, est une merveille de finesse de dialogue, de trouvaille de mise en scène, de maitrise visuelle et de plaisir de spectateur. Tarantino depuis "Kill Bill 2" et "Boulevard de la mort" a, enfin, compris la finalité de ce type de scène dans l'oeuvre global de son film. Et il est incroyable de voir la qualité cinématographique de cette première scène.
 
Après QT enchaîne, mais le meilleur est passé. Nous sommes ensuite projetés dans un film de guerre, où la résolution se trouve dans un cinéma. Et Tarantino aime le cinéma, les actrices et les acteurs. Il aime filmé des scènes à la violence crue qui suivent souvent de longs dialogues ciselées comme jamais. Mais le petit maître chéri des médias, pour une des premières fois est dans son sujet du début à la fin. Il préfère la cohérence de son oeuvre à la véracité historique. Il préfère un filmage de toute beauté aux effets de manche de ses films précédents. Il préfère un jeu d'acteur complice, plus que quelques numéros posés les uns derrière les autres.
 
Je suis fan du travail de QT. Mais, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un de ses films aussi réussi. Et cela faisait longtemps que je n'étais pas sorti du cinéma aussi enthousiaste.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 07:01
Film d'anticipation raté, desservis par une mise en scène outrancière qui privilégie violences visuelles et érotisme de bas étage à l'esthétique réelle d'un jeu vidéo.

Ultimate Game développe aussi une vision passéiste du gamer ne l'imaginant qu'en gamin puceau et amoureux de la violence ou en pervers obèse ou et handicapé se dévoulant dans le monde virtuel ses frustrations journalières. Un scénario sans complexité, d'une linéarité affligeante, a pu être écrit grâce à un stylet sur l'écran tactile de la Nintendo DS du scénariste.

Il est regrettable de voir de si bons acteurs errer dans cette bouse ultime. Et de voir Mickael C Hall (6feet under) se lançant dans une parodie d'orange mécanique sauce Franck Sinatra est au limite du supportable même pour un adorateur des parodies que l'on se trouve sur Youtube.

Si vous avez quelques euros à dépenser vous pouvez voir ce film. Mais son distributeur ayant eu l'intelligence (au moins un qui en possède un peu dans cette industrie) de sortir le film pendant la rentrée du cinéma, on peut s'attendre à un bon chiffre de fréquentation. Comme quoi...
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 22:08

Je pourrai dire que « Démineurs » est une bombe. Que ce film éclate dans tous les sens.  Mais je vais éviter ce genre de jeux de mots, pour me consacrer sur l’essentiel. Le dernier film de Kathryn Bigelow est une véritable œuvre de cinéma comme je les aime. D’abord, on apprécie des images superbes, une mise en scène à couper le souffle. Puis un propos, n’en déplaise à certains, qui s’intensifie de plus en plus. Enfin, des acteurs qui sont dans leur sujet du début à la fin.

« Démineurs » raconte la vie quotidienne d’une équipe de trois soldats américains chargés du déminage de zones dangereuses dans le Bagdad d’aujourd’hui. La force du film réside dans la vision de sa réalisatrice sur le travail de ces hommes. Le suspens est intense. Certaines scènes sont complètement insupportables, tant la tension est forte.

« Démineurs » est un film dur, âcre, qui se sent à l’aise dans l’aridité du désert. Bigelow revient vers ses premières amours, «Point Break » qui aussi raconté une troupe d’hommes qui ne vivaient que pour le plaisir de sentir le danger. « Démineurs » est dans la même veine. Sa force aussi est de ne se centrer que sur ces trois hommes dans ce conflit. La vision de la guerre, de l’Irak, n’est pas celle de l’Amérique, mais celle de ces trois soldats.
 

J’ai beaucoup aimé ce film pour sa beauté, sa complexité, son interprétation, sa rigueur, ses scènes d’action aussi rêches que le désert. 

Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 21:53
Film français d'espionnage de facture classique, "L'affaire Farewell" permets de voir Emir Kusturica en acteur et c'est un vrai plaisir.

Un jeune ingénieur français de chez Thomson en poste à Moscou va servir de relais entre la DST et un colonel du KGB. Le jeune français (Guillaume Canet) est inexpérimenté, le colonel russe est désoeuvré. Les deux hommes vont petit à petit se découvrir et apprendre à s'apprécier. Pendant ce temps, les services secrets français et américains vont se tirer la bourre pour utiliser au mieux des informations de la Taupe.

 Le film vaut par un scénario rigoureux, un mise en scène soignée et une reconstitution de l'époque travaillée. Il est a noter aussi, outre la performance de Guillaume Canet toujours à la recherche d'être le Al Pacino tricolore, la joie de voir Emir Kusturica dans un rôle incroyable. Cet Homme possède une présence scénique animale. Il glace le sang et réchauffe l'âme, une grand homme du cinéma.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 09:38
Que feriez-vous si un homme vous proposait simplement en appuyant sur un bouton de gagner 1 million de dollars, en contre-partie une personne quelque part sur terre, décédera de ce simple geste. 
 
Sur cette trame des plus simples, Richard Kelly a réalisé un petit bijou de film fantastique. Respectant à la perfection les codes du genre, plaçant l'action du film dans les années 70 (qui ont vu les chefs d'oeuvre du genre sortir), et grâce à une mise en scène à la rigueur sèche, le réalisateur de Donnie Darko réussit un grand film. Les personnages sont projetés dans un univers qui leur échappe, et le retour à la réalité se passera par un terrible sacrifice.
 
Les acteurs sont remarquables. Le film est projeté dans beaucoup de cinéma français en VO/ST, ce qui permet enfin d'apprécier les qualités d'actrice de Cameron Diaz. Et d'entendre enfin sa voix sublime.
 
The Box est une petite pépite. Un ravissement pour les âmes tortueuses. Un bonheur de cinéma. Allez-y c'est tout.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 18:17
Albert Dupontel avec son dernier film Le Vilain réussit là où Jean-Pierre Jeunet s'est vautré avec Mic-Mac à Tirelarigot. La force d'une comédie est de savoir intégrer la loufoquerie de son univers à l'intérieur de notre réalité.
 Dupontel est tout simplement drôle dans son personnage de crétin méchant et matricide. Alors que dans le même temps le tendre Dany Boon peine à trouver le rythme de Jeunet, leurs mondes ne s'accordent jamais. Ils sont même tendance à se repousser. Je conviens que Dupontel s'est mis en scène lui même. Mais la cohérence de sa distribution (Catherine Frot excellente comme souvent), la simplicité de son histoire, les personnages parfaitement dosés (Ah le docteur extracteur de balles plus ou moins perdues) font que ce film mérite d'être vu.
 
En face, c'est la mort. Jeunet croule sous une histoire indigne de tout scénariste (mon neveu de 10 ans ferait pareil). Les seconds rôles sont à pleurer, comparer au talent de chacun d'entre eux (massacrer ainsi Yolande Moreau ou André Dussolier) devrait être puni. Et l'acteur Nicolas Marié qui joue dans les deux films s'éclate vraiment qua dans un seul.
 
J'espère sincèrement que le film de Dupontel marchera car nous avons besoin d'un comique à l'univers riche.
 
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 06:37
Ce film est sorti en 2008, mais je ne l'ai vu en DVD que ce week-end. Quelle claque, ce film est une merveille. James Grey est un réalisateur que j'aime beaucoup. Mais sur ce film, il se sublime pour atteindre le meilleur des storyteller US.
 
Two Lovers raconte l'histoire de Leonard, un type banal, un peu lunaire. A quelques jours d' intervalle, il rencontre deux femmes. Ils tentent de séduire les deux. L'une est juive comme lui, appartient à ses fréquentations, et les deux familles respectives sont intéressées par cette union, pour la possibilité de faire fructifier les affaires familiales. L'autre est blonde, splendide et semble inaccessible.
  twolovers
James Grey, réalise une oeuvre forte, sensible, intelligente et belle. Le personnage de Léonard est torturé par une déception sentimentale. Ces deux femmes qui vont s'offrir à lui, sont un dilemme de plus dans sa vie. Le réalisateur montre les félures, les espoirs, le jeu de la séduction avec une grande sensibilité.
 
Je vous conseille de louer le DVD, ou de le voir en VOD. Je vous garantie une bonne soirée.
Par Reivilo - Publié dans : Ciné
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés