Jeudi 26 juin 2008
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19:06
J'ai profité de quelques jours chez mes parents pour aller visiter le Musée du château de Mayenne. Après de nombreuses années, de fouilles archéologiques, de découvertes plus ou moins importantes.
Les palabres qui font que ces projets, font vivre les conseils municipaux et les journaux régionaux. Le musée ouvrait ses portes en fin de semaine dernière.
La première chose qui saute aux yeux du visiteur, c'est la qualité de la mise en scène des collections. Les concepteurs du musée ont fait preuve d'une imagination pour marier à merveille le bois,
la pierre et l'acier. Les collections ont leur intérêt, même si leur richesse et leur variété n'ont pas la valeur d'autres endroits de ce type. Mais il faut avouer que la visite de la crypte, du
cellier et de la chapelle laisse le visiteur devant des endroits qu'on imagine pas à la vue de l'austère forteresse qui domine la Mayenne.
Je vous laisse l'adresse du site internet du musée du chateau. (les photos proviennent du site)
Chateau de Mayenne
Par Reivilo
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Lundi 23 juin 2008
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09:24
Le clip de "Weapon of Choice" est l'un des moments de musique en image les plus réussi que je connaisse. J'adore l'acteur Christopher Walken et le numéro de danse
qu'il réalise pour ce clip est simplement grandiose. Pour ceux d'entre-vous qui ne connaissaient pas encore ce morceau, je vous laisse savourer cette belle vidéo.
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Lundi 16 juin 2008
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21:00
Central Park, des personnes s'arrêtent, plus aucun mouvement, puis les uns après les autres, ils se suicident. Des
ouvriers se jettent du haut d'un immeuble qu'ils sont en train de construire. Les premières minutes du dernier film de M. Night Shyamalan (MNS) sont terribles de violence et de désespoir.
Le réalisateur d'origine indienne commence son histoire à Philadelphie, comme souvent. Un professeur de biologie, Mark Whalberg, toujours aussi parfait, lors qu'il apprend la nouvelle venant de
New-york, craignant une menace terroriste, fuiera avec sa femme et la famille d'un de ces collègues. Ils essaieront dans ce carnage d'autodestruction de survivre à ces étranges phénomènes qui se
produisent dans l'est des USA.
Le cinéma de MNS est très marqué, d'une facture toujours classique, il est un appel perpétuel à ses références. Mais à la différence d'un Quentin Tarantino qui s'amuse avec tous les codes, MNS
lui les respecte tous à la lettre. Et les référence de Phénomènes aux Oiseaux de Hitchcock sont nombreux et visibles.
Mais la force de MNS est la puissance narrative de ses images. Il film avec une lumière sublime la campagne américaine, ces lieux trop communs du cinéma sont magnifiés par des plans splendides
(dont le bouleversant murmure de la petite fille au professeur, où la course des derniers survivants devant un vent messager de la mort).
Ce sixième film de MNS est une belle réussite formelle, comme souvent, sensorielle, comme rarement. Et son histoire de révolte de la nature contre l'homme est une fable fatale stoïcienne qui si
elle nous effraie, traduit le pessismisme de beaucoup d'être humain, sur la place que nous occupons sur notre planète.
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Mardi 10 juin 2008
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18:51
Dimanche soir, le TER 4507 entre Lyon et Nantes, j'ai pris la correspondance à Vierzon
direction la cité d'Anne de Bretagne. Je laisse sur le quai, F., le coeur est lourd, l'humeur maussade. Je pense à notre week-end, deux jours en Sologne, trop courts pour vivre pleinement ce que
nous voulons vivre intensément. Nous nous verrons dans deux semaines, soit une éternité.
Pendant ces deux jours, nous avons visité le chateau de Chambord (Vous verrez bientôt quelques clichés sur mon Flickr), vidé le buffet d'une chinoise, et somnolé devant la finale de la terre
battue ocre.
A propos de rouge, F. habite un joli village solognot, la Ferté Imbault. Les maisons sont en briques sang, les façades sont d'un rouge intense. On sent tout autour du village, la forêt, les bois,
la brume et les étangs.
C'est une région magnifique, où je reviendrai pour serrer dans mes bras F. Mais le train avance, j'allume mon MP3, un vieil album des Innocents, "son dernier soldat" dans les oreilles, je file
vers l'ouest
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Jeudi 5 juin 2008
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20:59
Le dernier volet de la série Indiana Jones est une régression complète de ses créateurs dans leurs
cinématographies. Le dernier film de Steven Spielberg est une relecture quasi-totale des œuvres du duo Lucas – Spielberg. On passe de « American Graffiti » à « Rencontres du
3ème Type » en passant par « Star Wars » ou « E.T. ». Il est plaisant de voir qu’un cinéaste du divertissement est toujours capable de s’amuser, de divertir et
de prendre de la distance par rapport à ses films.
Le plaisir du spectateur est lui partagé. Car si il le plaisir de retrouver l’archéologue à chapeau est
intact, si la première partie du film est un plaisir à retrouver toutes les références, toutes les citations, tous les clins d’œil, l’histoire est traitée avec trop de dédain pour que l’on prenne
un véritable plaisir. Le scénario, extrêmement léger, est très décevant. Et l’emprise des années à laisser plus de traces sur Harrisson Ford que sur beaucoup d’acteur de sa
génération.
Ce quatrième épisode m’a un peu déçu, mais le but n’était pas de voir le film de l’année. Le but est
atteint, on est face à une industrie du divertissement puissante, ludique, consciente de son histoire, et qui maitrise son propos.
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Lundi 26 mai 2008
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22:34
Les comédies sur les "fan de..." (Podium, Jean-Philippe, Disco) lorsqu'elles sont françaises donnent souvent
des films parfois drôles, pardois réussis, mais souvent faiblards par manque d'amour et de respect de leur sujet. Et on remarque particulièrement que le brio des acteurs est souvent le seul point
positif tellement qu les gags, le rythme, la mise en scène sont absents.
L'approche américaine pour ce genre (sous-genre) de comédie est tout autre. D'abord, l'amour du sujet traité est sincère, maitrisé. Ensuite le rythme est l'arme, les gags s'enchainenent avec un
tempo remarquable. La différence entre "Podium" et "Semi-Pro" est que Will Ferell adore le basket, adore les années 70 et est entouré d'acteurs en très bonne forme.
Woody Harelson, déjà vu récemment dans le dernier des Frères Coën "No Country for old men" est de retour dans une forme olympique. André Benjamin en star montante de la NBA est plus que
convaincant.
Mais ce qui est réussi dans l'histoire de cette équipe plus qu'improbable de la ligue fantoche de la ABA est l'imparable talent drolatique de Will Ferell. On est face à un moment historique du
sport US; la fin du professionnalisme bon enfant, et le passage à l'argent omniprésent. "Semi-Pro" narre avec humilité ce petit instant oublié mais avec le sens comique chevillé aux tignasses funky
de ses héros.
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Dimanche 18 mai 2008
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21:15
Je suis allé voir Cali cette semaine au Zénith de Nantes. Je me disais que je vous ferai un joli
commentaire. Mais le lendemain une amie est allée le voir le lendemain à Rennes. Et Cali, c'est les femmes qui en parlent le mieux.
Je vous laisse le mail qu'elle m'a envoyé.
BONSOIR Olivier
Comment vas tu depuis hier soir? Moi je suis entrée dans un état de grace. Cali et toute sa folle équipe m'ont transportée pendant le concert ,durant le trajet du retour et toute cette journée qui
m'a semblée etre celle dans un monde parfait (enfin presque j'exagère un poil) mais tout de mème particulière parce que ce chanteur partage tellement avec son public.
Sa difficulté à quitter la scène alors qu'il a perdu 5 kgs!!! Et ses sourires si enjoleurs, son grain de voix qui transporte vers le soleil, ses paroles sussurées comme des confidences juste pour
toi alors que la foule est en délire tout autour de toi. Tu oublies que cette foule est là parce que tu es là devant lui, tes oreilles en prennent un bon coup mais c'est si bon, tes yeux ne
sont pas assez grands pour savourer tous ces instants de bonheur. Alors tu les enregistres et tu les dupliques pour pouvoir te les repasser en boucle et toute la journée. Tu flottes.
Tu repenses à ta soirée avec un sourire qui se dessine sur les lèvres. Tu te dis oui Cali nous a offert un magnifique bordel pour cloturer sa tournée (avant les festivals). Mon dieu que ses
chansons de ses premiers albums et même du nouveau (et la je pense à "paola" j'adore ce titre) ont été superbement reprises et interprétées. Moi qui les aime déjà tant je me dis mais comment
encore les aimer après ces nouvelles versions.
ils (Cali,Mike,Bruno!!!Julien!!!Olivier et tous les autres) ont fait de ces 3 heures, un bonheur si intense. Tu as l'impression qu' elles n'étaient pas 3 heures tant tu es prise dans des
chansons, perdue dans les images de Cali qui tantot flotte, tantot slamme.
Ce corps à corps avec son public qu'il affectionne tellement comme une étreinte passionnée entre deux amants qui se retrouvent après une longue absence. Tantôt, il court à perdre haleine et
aussitôt il part dans un monstrueux fou rire !!
Oui c'est un mix de tout cela et en mème temps il y a encore pleins d'autres choses que je ne tansmettrais pas ce soir parce que je viens de me rendre compte que tu vas avoir beaucoup de
lecture
Par Reivilo
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Vendredi 16 mai 2008
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21:12
Il est des concerts qu'il est difficile d'oublier. Lorsque la grâce de l'instant rejoint la beauté
intemporelle d'une musique, on atteint souvent les sommets du sublime.
Le week-end dernier, lors du festival Art-Rock de Saint-Brieuc (22), la prestation scénique de la chanteuse
Camille a touché le splendide.
J'avoue que je ne suis pas un grand fan de la jeune fille aux cheveux blancs. Je ne possède aucun de ses
albums. J'allais même un peu en reculant, craignant pauvre malheureux que je suis, assister à un concours de bruitage buccale pas très harmonieux. Et les deux siffleurs costarmoricains du milieu
du concert ont alimenté un peu mes craintes. Mais il faut surtout reconnaître le talent immense de la jeune femme.
L'émotion que dégage sa voix, la chaleur qu'offre sa musique, la vibration éternelle qu'offrent ses chansons
font que sa prestation a été plus que remarquable. Son concert presque entièrement sans aucun instrument (un piano présent de temps à l'autre), on y trouve deux human box pour le rythme, et 4
choristes pour apporter un peu de puissance à l'ensemble. On y entend surtout une chanteuse véritable, habitée par son chant, l'offrant tel un présent inestimable à son public.
Camille sur scène, c'est la pureté, l'élégance, la beauté d'une voix, d'un corps. Cette femme est un diamant
qui brille dans la nuit bien noire de la chanson d'ici.
Par Reivilo
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Lundi 5 mai 2008
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20:49
Les grenoblois de Rhesus ont une place à part dans le rock français. Les mélodies magnifiques de ce groupe,
la voix de leur chanteur, véritable hameçon pour n'importe quel amoureux des belles mélopées rock font de Rhésus, une des pépites les plus brillantes de la scène nationale.
Fin avril, le trio s'arrêtait sous un chapiteau posé sur la petite Hollande de Nantes. Un petit festival
organisé à l'ancienne, sans service d'ordre ultra visible, dans le centre ville au milieu de la vie, avec une douceur printanière très agréable, et une ambiance très
conviviale...
Rhésus nous a livré une performance de très bonne facture, mélangeant avec talent les chansons rock et les
balades pop. Le second album du groupe, truffé de titres splendides a été joué presque dans sa totalité, passés de temps en temps quelques morceaux de leur premier album le toujours aussi
grandiose Sad Disco.
Il faut aller voir Rhésus pour comprendre pourquoi le renouveau de la musique Rock en France est possible.
Et ce renouveau passe par des groupes élevaient par le grain de décennies de Rock anglo-saxon. La fameuse nouvelle scène française a dépassé le stade de la pale copie pour atteindre l'inspiration
et l'appropriation. Et dans ces domaines, Rhésus ne peut cacher son goût pour des groupes comme les Cures, mais Rhésus a trouvé sa voie et celle-ci mène vers de beaux chemins...
Par Reivilo
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Mardi 29 avril 2008
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05:49
Les Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra & Tra-la-la Band sont passés par la case Olympic le 16 avril pour nous
rallumer la flamme vacillante du Post-Rock.
C’est la seconde fois que je voyais ce groupe dans ce lieu unique de la vie rockeuse Nantaise. J’étais accompagné de l’un
de leur plus fidèle fan (Benito…dit le barbu de Muzillac), et nous avons attendu avec espérance l’entrée des magnifique canadiens. Dire que le groupe qui assurait la première partie a livré une
performance pitoyable, ne serait pas assez violent pour les groupes que j’ai eu à voir jouer sur scène et dont j’ai eu pitié. Passons…
En revanche quand la bande de Montréal est montée sur scène le spectacle a été tout autre. Les mélodies grandioses du
groupe ont perforées l’ensemble des cœurs présents dans la salle par leur beauté et par leur désespoir. La musique du groupe, soutenue par une orchestration gigantesque, des cordes (violons,
contrebasse, violoncelle) à vous faire perdre l’esprit, est un opium transportant le spectateur dans des paysages passant de la verdure la plus luxuriante à la sécheresse la plus
rêche.
Leurs titres sont tous des morceaux de bravoures. A mon humble avis, les Thee Silver Mt Zion… est la forme la plus moderne
et la plus aboutie de l’orchestre de chambre. Mais leur chambre est parfois froide comme un blizzard dévastateur, leur chambre est parfois noire comme une nuit au cœur d’une forêt gelée, mais
leur musique est parfois une des rares pièces à avoir vu sur le paradis. Leur post-rock propulse l’état de grâce à son paroxysme. La beauté n’est jamais évidente et s’acquière au fur et à mesure
que le morceau avance.
Si ce groupe passe dans une salle près de chez vous, allez écouter l’une des rares expériences musicales intenses qui
mérite d’être vécue…
Par Reivilo
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