Jeudi 28 mai 2009
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Comment reprendre un série aussi codée que Star Trek pour en faire un film
moderne sans être pris par le carcan de plusieurs décennies de saisons télé et de films de ciné ? JJ Abrams apporte sa solution qui plongera dans une perplexité abyssale les geeks accros
aux sous-pulls en acrylique et autres fans de la série, mais qui laissera tout aussi perplexe le spectateur lambda ébloui par une imagerie virtuose, emballé par une mise en
scène halletante, et un scénario où les codes des blocks busters US reviennent à un positionnement proche des années 80.
D'abord, la beauté de chaque image du film est incroyable. Rarement un
réalisateur de grosse production hollywoodienne a pris autant de soin à baigner son film dans une lumière de halo, magnifiant chaque instant de pellicule. Le talent du réalisateur n'est plus
d'intégrer des images de synthèse à l'intérieur d'un film. Mais le défi réussi par le JJ Abrams a été de donner autant de vie à toutes les images à l'écran quelqu'en soit la source. On
atteint enfin les sommets que la technologie nous promettait. Maintenant, il nous reste à attendre la 3D aux même niveau et le cinéma sera devenu le spectacle total.
Ensuite, JJ Abrams est un raconteur né. Car en plus de ses talents de
narrateur, il est capable de structurer son film comme une série télé de plusieurs mini épisodes. Il fait disparaître plusieurs de ses personnages, sans prévenir et sans que les autres
personnages en ait un ressentiment. Cette construction en mini épisode, lui permet de changer de thématique à la guise, de glisser quelques coups de théâtre à un rythme constant, et à
s'adresser à un public habitué à ce genre de code narratif.
Enfin, il faut regretter que le scénario de ce film, n'est ni son point faible
(le casting est un point très négatif, seul l'acteur jouant Spock sort du lot de ce troupeau de belles et bellâtres hollywoodien) ni son point fort. En revanche, le manichéisme est de
retour à grand pas. Nous pouvons être surpris de la part de ce réalisateur habitué à des récits plus complexe. Mais la fin laisse présager soit un contre pied volontaire face à une série connue
pour son pacifisme et sa regard vers la philosophie soit un retour à des codes oubliés des blockbusters des années Reagan.
Mais le film est tellement beau, qu'il se suffit à lui
même
Par Reivilo
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Publié dans : Ciné
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