Jeudi 20 juillet 2006
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Vous dormiez la tête posée sur votre pull
A quoi rêviez-vous seule dans votre bulle
Moi, je vous ai longtemps observée
Belle immobile, aux fins traits figés
Vos épaules nues que l'été avait colorées
Vos lèvres graves aux contours dessinés
Cette perle de nacre posée sur votre gorge
Ces perles de sueur au goût amer de l'orge
Que votre rêve ne devait être que douceur
Pour que votre visage ne fût que candeur
Vos paupières dissimulent deux merveilles
Deux billes bleues qui scintillent au soleil
Dans ce TGV qui me conduisait à Nantes
Nul paysage avait votre beauté troublante
Je maudissais ce train et sa folle vitesse
Il court sans fin, alors que rien ne presse
Calmement, vous délaissiez vos songes
Votre visage avait la couleur du mensonge
Un rose profond aux joues et les yeux mi-clos
Vous sembliez une héroïne prise dans un huis-clos
Le train en gare d'Angers, c'est tranquillement arrêté
Et pour ma souffrance, vous vous êtes levée
Qu'aurai-je encore longtemps par plaisir apprécié
De vos yeux clos, dans un fort émoi, observer
Par Reivilo
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Publié dans : Poésie
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