
Le week-end dernier, mon parcours de festivalier s’arrêtait à Lassay-les-Châteaux (53 – Ma Mayenne natale). « Les 3 Eléphants » est un festival que j’aime beaucoup. D’abord, avec ses 7 000 à 10 000 spectateurs par soir, on n’est pas dans un rassemblement géant, et l’ensemble garde un côté humain et très généreux. Ensuite, l’ambiance y est comme je l’apprécie conviviale et bon enfant. Enfin, et c’est l’essentiel, la programmation est de qualité.
Cette année, la tête d’affiche était « Archive », atmosphère très « Massive Attack » ; bon gros son ; chanteurs aux voix remarquables ; puissance scénique certaine. On peut reprocher un manque d’originalité, mais la performance était là. Les amoureux des Floyd, du trip-hop de Bristol et des climats entre rêve et cauchemar seront ravis.
Comme dans chaque festival, un groupe ou un artiste a créé la surprise. Cette année, elle est venue d’Autriche. « BAUCHKLANG » groupe de 5 musiciens qui n’ont utilisé aucun instruments pendant leur concert. Leur musique (un electro-rock rageur, un hip-hop danceur) est entièrement vocale. Les membres du groupe imitent à la perfection un paquet monstrueux d’instruments de musique. Certains d’entre eux étaient de véritable beat-box humain, alors que les autres pouvaient vous faire croire que devant vous se trouvaient guitares, basses, et claviers. Le concert fut un incendie généralisé. Il faut dire que la performance était gigantesque et qu’elle a laissé de nombreuses traces chez les festivaliers présents vendredi.
Vous trouverez ici un joli exemple de leur classe : une reprise de U2
Et ICI leur site.
Parmi les bons concerts des deux soirs, il fallait voir les « Kill the young » et leur rock très british, Maceo Parker et sa soul à faire frémir Otis Redding et Jehro pour ces rythmes latino très suaves (trop suave pour le chasseur de petit canard). Je tairais la performance plus que médiocre des « Dionysos ».
Mais la claque de ces 2 jours, nous a été donnée par Katerine. L’animal était en grande forme et a mis le feu à la grande scène le samedi soir. Ceux qui ne connaissent pas « Louxor, j’adore », « je vous emmerde » et « V.I.P » ont bien tort. Le garçon est un feu folet. Et oser remettre les sous-pulls en acrylique et les slips verts à la mode, il fallait le vouloir. Bref, Katerine est une bombe humaine qui explose plus dans ta culotte que dans ta main.
Le site du monsieur.
Dans 2 semaines, direction Saint-Malo, pour l’épisode final de cette année.