
Ma petite tournée des festivals se terminait cette année au fort Saint-Père (tout proche de Saint-Malo) pour « la route du rock ». L’ambiance était à l’ancienne, beaucoup moins festive que les autres rassemblements de ce genre. Le choix des organisateurs est simple, tout pour la programmation. Je regrettais de ne pouvoir être présent le samedi, avec une affiche extrêmement allèchante. Mais j’avais des places pour le dimanche.
Le début de la soirée fut au bord de la catastrophe, deux premiers groupes complètement hors-sujet. Grizzly Bear, un chant affreux, des mélodies inexistantes, et un charisme proche du zéro absolu. Spinto Band, malgré les rumeurs de groupe génial, est très loin de ses révérences (weezer pour ne citer qu’eux). Ces deux premières performances sous un ciel menaçant ne laissaient pas présager d’une bonne soirée.
Heureusement, tel le Zorro (zozo) qu’il ait, monsieur Philippe Katerine fit tout exploser encore une fois. Et on se retrouva de nouveau le cul dans l'herbe. Quel bonheur, de voir ce zigoto se trémousser partout sur scène, chanter ses inepties avec un sourire à faire frémir plus d’une jeune fille, et emballer tout cela d’un magnifique son rock.
Le dernier concert auquel nous assistions fut celui des Franz Ferdinand. Ce groupe est tellement génial sur scène qu’il est difficile de transcrire la fièvre qui renversa la foule du fort. C’est vrai, que les têtes d’affiches ont tendance à se la jouer facile pendant les festivals. Et les Franz ont un peu déroulé leur show de cette façon. Mais actuellement, aucun groupe ne dispose dans son répertoire d'autant de chansons à vous faire passer le cul par-dessus la tête que ces écossais. Et ils n’ont sorti que deux albums.
J’ai déjà passé de meilleures soirées à la route du rock (ah les Death in Vegas, Interpol, Electric soft parade…). Mais, cette année, ce fut le retour à la gloire pour l’équipe de Franz.