
Petite précision, je suis fan du cinéma de Mickaël Mann. Son style et ses films me fascinent : les plans grandioses pour « le dernier des Mohicans » ; la direction d'acteurs dans « Heat » ; les images quasi subliminales de « Révélations » et le souffle nocturne de « Collatéral ». Et comme tous les fans, c'est avec une petite crainte que je suis allé voir « Miami Vice ». A la sortie de la salle, c'est le soulagement. Le film est bon, le constat est positif.
D'abord, les images sont magnifiques, Mann peint des paysages nocturnes aux couleurs fantasmagoriques. Miami y est présentée comme un ville fonctionnant uniquement la nuit, le vice, la drogue, les armes reignent sur la cité floridienne. Pour moi, M. Mann est l'un des seuls cinéastes avec Johnny To (The Mission) à connaître le rythme précis à donner à toutes ses scènes (voir les deux ou trois secondes où l'esprit de Sonny s'évade en regardant par la fenêtre pendant l'interrogatoire d'un brigand local). Le montage est précis. Le tempo est réglé comme une partition parfaite. Techniquement, M. Mann est un maître.
Le scénario qui aurait pu s'enlisser dans une histoire de trafic de drogue sans relief, est magnifié par une romance entre le bon policier et la mauvaise femme d'affaire. L'escapade des héros à Cuba donne beaucoup de légèreté et pose les bases dramatiques pour la suite de l'histoire.
Enfin, les distribution est remarquable. Colin Farrel est un Sonny plus vrai que nature. Une mention aussi pour Gong Li, en femme d'affaire manipulée par ses amants.
Le mot de la fin revient à Sébastien avec qui je suis allé voir le film. Se moquant de ma barbiche naissante, il m'a dit en rigolant de mon embonpoint : « toi, t'es plus colinne que Farell ».
A froid, j'ai adoré le film...Surtout en béquilles !!!!
A chaud, j'ai fait quelques critiques sur le film en sortant du cinéma sur mon blog aussi...
:-)
A+