
De mon cœur coule un fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a poli
Sur son lit restent quelques rares rochers
Charriés lorsqu’il était encore en vie
Hier, ses crues aux larges secousses
Creusaient des sillons où coulait la passion
En mon corps, elles laissaient tant de ressources
Que le Nil à ses côtés semblait faible oisillon
Aujourd’hui, le limon n’est qu’un souvenir
Rien ne vient plus irriguer ma sèche solitude
Dire que je voulais t’offrir un immense empire
Que je suis à la tête d’un pays de désuétude
De mon cœur coule un fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a poli
Sur ses rives désormais abandonnées
Ne vivent que de vieux serpents maudits
Hier, ma richesse venait de ta tendresse
Qui comblait mon être à chaque instant
Maintenant, sur le sable de ma tristesse
Je survie de rien, réduit en simple mendiant
Aujourd’hui, j’attends que le Nil
Vielle vipère des sables endormie
D’une morsure m’envenime
Que je sombre sans répit
De mon cœur coule un long fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a……………
Je suis revenu le lire paisiblement et j'aime beaucoup.