Reivilo

Samedi 18 mars 2006

Aujourd’hui, le samedi 18 mars 2006, j’ouvre mon blog. De quoi vais-je parler ? Il est fort à parier que l’intérêt de ces lignes n’aura une importance bien limitée qu’à ma personne. Je ne me sens pas l’âme d’un combattant des écrits. Je ne suis pas non plus, le petit mesquin balançant sur ses voisins, masqué de son pseudo et se prenant pour un pamphlétaire.

 

Je suis, pour ce blog et uniquement pour celui-ci, Reivilo. Je suis un homme de bientôt 35 ans. Je suis célibataire et je vis à Nantes. Je n’ai aucune passion dévorante, ni hobby à plein temps. Je suis comme la majorité d’entre-nous, un pointeur du lundi au vendredi. J’ai la chance d’avoir un travail stable, suffisamment stimulant pour ne pas se demander pourquoi je dois me lever chaque matin. Le week-end est consacré à mes trois passe-temps favoris, aller dans les salles obscures pour voir mes films de la semaine, aller dans les salles enfumées respirer la bonne senteur des foules sautillantes devant des groupes de rock s’offrant tout entier, aller dans des salles aux senteurs remarquables m ‘émerveiller devant des plats aux saveurs respectant leur terroir.

 

Ce blog servira à me divertir en narrant pour moi, et un peu pour vous lecteurs de ces quelques lignes, les dernières joies ou déceptions qui auront traversées, effleurées ou éclaboussée le fleuve de ma vie.

 

A ma vie rêvée.

Par Reivilo
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Dimanche 19 mars 2006

Un samedi avec Jérôme, c’est une journée souvent réservée à se retrouver autour d’une bonne table. Nous n’avons pas dérogé à nos habitudes, qui sont de choisir un bon restaurant dans la région, prendre son temps, apprécier au maximum ce moment de plaisir, et critiquer à tour de bras tout ce qui nous entoure.

 

Cette fois-ci, notre dévolu s’est porté sur le Monte-Cristo à Vertou (44). Dans un cadre plaisant, on imaginerait jamais être à quelques tours de roue d’une ville de la taille de Nantes, le Monte-Cristo est posé au bord d’un coude de la Sèvre, un des rares endroits de la région qui me rappelle d’où je viens.

 

Ce n’est pas la première fois, que je déjeune dans ce restaurant, mais ce fut la moins enthousiasmante. Si l’entrée, un duo de Thon rouge et Saumon est un plat plaisant, avec des saveurs maîtrisées, une texture remarquable, une composition bien trouvée, la suite est plus décevante.

Le plat est un canard Challandais, mais celui-ci baigne dans une quantité de sauce assez écœurante, et la cuisson n’est pas des plus goûteuse. En revanche, le chef a retrouvé son originalité et son goût des assiettes bien envoyées pour le fromage. Un merveilleux fromage de chèvre frais mélangé avec des petits morceaux de poire, le tout emballé délicatement dans un petit feuilleté, ce plat procure a ce moment du repas, une petite pause agréable, remplie de saveurs habilement assemblées.

Le dessert est un biscuit mendiantr avec des pommes tièdes et une boule de crème glacée termine le repas sur un « c’est bon, mais peut mieux faire ».
Par Reivilo
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Mardi 11 avril 2006

Je ne suis pas fait pour la vitesse. Je suis certainement d’une autre époque où les voitures ne possédaient pas de turbo diesel, où on fréquentait une jeune femme et où on ne pratiquait pas le speed-dating. Je viens d’un siècle qui à vu naître le haut débit, les générations spontanées et les trains à grande vitesse.

Mais, si la vitesse me fait ralentir, je ne suis pas non plus un amateur de l’immobilisme. Je suis souvent plus à l’aise dans le changement que dans le statique. Mais voilà, notre société ne favorise que les professionnels actifs, ré-actifs, hyper-actifs,  et sans passif. Et si tu dégages le moindre signe de quiétude, de bonhomie, ou de nonchalance, alors tout de suite, tu n’es plus dans le moule de ces petites piles électriques qui ont une espérance de vie de plus en plus courte, et une capacité à nous éclairer quasiment nulle.

Donc, aujourd’hui, je déclare mon goût pour la lenteur, mon adoration des travaux que l’on remet souvent sur l’ouvrage pour les rendre parfait, de la douceur de la contemplation, et du bonheur des longues heures passées au côté de l’être aimé, et je jette par la même tous les fours micro-ondes, les coups d’un soir, et les professionnels des travaux vite faits, vite faits.
Par Reivilo
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Dimanche 23 avril 2006
Jeudi soir, les nantais se sont faits éliminer par le PSG en demie finale de la coupe de France. Arriver à ce stade de la compétition on pouvait espérer des canaris un match qui permette d'oublier une saison terne. Mais à ce stade de la compétition, si vous le franchissez vous arrivez au Stade de France. Mais voilà, ils ont perdu, face à des adversaires plus forts qu'eux. Ce qu'il faut en conclure, c'est que le Stade de France, est une estrade trop haute, pour des joueurs qui craignent le stade des demies-finales. Pour le moment, les canaris sont des poussins, donc à un stade précoce de leur évolution.
Par Reivilo
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Mardi 11 juillet 2006

Il est des endroits, comme des personnes, dont on tombe sous le charme immédiatement. Il est des endroits, comme des personnes, qui vous chavirent en un coup de foudre sans prévenir.

En 1998, je suis venu pour des raisons professionnelles passer deux jours à Nantes. A cette époque, le mayennais d’origine que je suis, fit tout son possible pour trouver du travail dans la citée Atlantique. Après quelques mois de recherche, je trouvais un job dans une entreprise installée face à la gare de frets de l’île Beaulieu. Je passais les premières semaines chez un oncle et une tante (J’espère que ça roule à la Barbatre). Ils habitaient à l’époque une charmante maison  entourée de vignes à quelques kilomètres de la ville. Puis, je m’installais dans une chambre de bonne face au lycée Clemenceau. Depuis, mon attirance pour cette ville à la douceur insolente n’a pas perdu un de ses atomes crochus.

Celui qui n’a jamais vu, tranquillement installé au sommet de la butte Sainte-Anne, le soleil se lever sur la Loire,  ne comprendra pas la suite de mon récit. Les matins à Nantes, au petit jour, la ville baigne dans une lumière apaisante. Les façades blanches de l’île Feydeau deviennent aux premiers rayons des palais vénitiens. Les quais de Versailles, où l’Erdre roucoule avec la ville, sont de temps en temps survolés par de magnifiques hérons couleur argent.

J’aime, aussi, les dimanches de printemps flâner dans le centre ville ; l’allée ombragée du boulevard Guist’Hau ; la place Viarme ; le marché couvert de Talensac ; les rues désertées du Bouffay ; le château d’Anne de Bretagne à la rénovation sans fin ; le jardin des plantes et ses canards moqueurs ; puis revenir sur ses pas, monter à Graslin, et croire que cette ville vous est offerte.

Les charmes de Nantes sont sans fin. Malheureusement, beaucoup de ses natifs ne regardent plus leur ville, ils ne la désirent plus. Le pire, c’est qu’ils pensent que la sortie de terre de monstres de bétons (remplis par des suédois meublés et des musiciens qui ne toucheront aucun zénith) sont des preuves que la vie s’installe maintenant en banlieue. Je retourne pénard voir la Loire à Pirmil, et je me laisse glisser jusqu’à l’océan.

Par Reivilo
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Mardi 18 juillet 2006

Suite à un pari perdu entre collègues, voici la magnifique tenue que je portais le jour du match France-Portugal

Merci de garder vos commentaires pour vous.
Par Reivilo
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Samedi 22 juillet 2006

J'AI CREE SUR LE BLOG UN ALBUM PHOTOS (LE LIEN EST SUR VOTRE GAUCHE). IL REPREND QUELQUES CLICHES QUE J'AI PRIS LORS DE BALADE DANS NANTES (ATMAN, POUR LES PHOTOS C'EST MOI QUI N'AI PAS TON TALENT)
Par Reivilo
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Mardi 25 juillet 2006
Je suis fatigué, crevé, rincé, exténué.

J'en ai plein les bottes, les chaussettes et le dos.

Je suis vanné, épuisé, éreinté, harassé, claqué, vidé.


Je m'échine tellement que je suis dans le rouge.

Et si j'étais un cycliste, on dirait de moi que je pédale carré.

Bref, je suis tanné, la seule solution, je vais me coucher.
Par Reivilo
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Lundi 7 août 2006
A quelques kilomètres de Mayenne se trouve Fontaine-Daniel, magnifique village ouvrier, dont la grande spécialité est le textile. Et au soleil levant cet endroit a une lumière incroyable.


Pour les autres photos, c'est dans l'album sur votre gauche.
Par Reivilo
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Jeudi 24 août 2006
Un petit week-end dans le Gers, chez Jérôme et Sophie, quelle chance ils ont d'habiter un si charmant village.

Voilà, le spectacle qu'offre leur maison au petit matin. Le reste est sur votre gauche (comme d'hab).
Par Reivilo
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