Musique

Jeudi 4 mai 2006
Nantes, le 3 mai, la ville s'endort sûre de sa force. Cette ville est incroyable, rien ne destabilise, rien ne la fait trembler. Mais ce soir, s'est produit le début d'un raz-de-marée, une vague qui ne se brisera pas avant d'avoir fait plusieurs fois le tour de la terre.

Devant l'Olympic, LA SALLE ROCK de la ville, la foule est déjà dense, la foule est jeune (très jeune) et la foule respire les premières bouffées de ses soirées chaudes de fin de printemps. Tout le monde attend. En première partie, les MILBURN assure un gentillet concert de pop-punk, que leur jeunesse tient à bras le corps. La foule, elle, se contente de secouer la tête dans tous les sens, un petit échauffement avant l'effort intense.

21h40 c'est l'heure. On va voir ce qu'on va voir. Est-ce que les promesses seront tenues ? Est-ce que ces singes givrés sont les bombes annoncées partout. La foule, elle, se tape des considérations et pousse des hurlements de bête.

Le concert est un enchainement de titres plus remarquables les uns que les autres. Ces gamins sont des tueurs. Ils ont commencé leur conquête de la planète. Ce n'est pas un groupe qui joue devant nous mais l'avenir immédiat du Rock. Ils ont tout, le style, l'allure, les morceaux, les voix, les physiques, tout en eux est fait pour qu'ils soient la bouffée d'oxygène du rock. La foule, elle, se demande comment elle finira le concert, sur les genoux, on n'est qu'au troisième titre.

Et lorsque les monkeys débutent leurs quelques singles on sait qu'on ait devant des standards (I Bet You Look Good On The Dancefloor, Fake Tales Of San Francisco) ou un ou deux inédits comme "love machine" à se rouler par terre. La foule, elle, est dans le rouge depuis trop longtemps pour comprendre à ce qu'on assiste.

Après 50 minutes de concert, la foule se réveille. Les monkeys ont quitté la scène sans un rappel. En fait, ils nous ont joué tous leurs morceaux. Et la foule, elle, siffle un peu incapable d'admettre que ces gamins de 19 ans n'aient écrit que 15 chansons dans leur histoire. Je ne crois toujours pas à ce que j'ai vu hier soir, j'espère ne jamais revoir ce groupe sur scène, car le prochain tour aura lieu dans des salles trop immenses pour moi. Allez en route pour la gloire, mes petits macaques.




Par Reivilo
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Lundi 29 mai 2006
Quel choc ! Un vendredi d'enfer à l'Olympic !
Il est des soirées, il est des rencontres que nous simples spectateurs ne peuvent oublier. Le concert que nous ont offerts ces canadiens est un moment rare. La musique de ce groupe hors norme, ne possède aucune limite, et vous ouvre des horizons qui ne semblent exister que dans nos plus beaux rêves. Pendant les deux heures qu'a durée la performance de ces musiciens, je n'ai pas beaucoup touché le sol, j'étais dans une transe remplie de sonorités intemporelles, de voix en suspens et de mélodies qui planaient au dessus de nos têtes de pauvres petits terriens. Après la rage des Arctics Monkeys, une autre facette du rock nous a été offerte par l'Olympic toujours impeccable dans sa programmation.
Par Reivilo
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Lundi 3 juillet 2006

La chaleur intense de la journée m’avait un peu assommé. Et la sieste faite en fin d’après-midi ne m’avait pas redonné l’énergie escomptée. Mais, l’heure de notre rendez-vous était proche et je savais qu’elle serait splendide encore cette fois.

Elle s’approcha doucement, fit un sourire et débuta la conversation. Ses mots étaient brefs, ses phrases musicales fonctionnaient en strates remarquablement superposées. Elle connaît sa beauté, elle jouait de ses charmes pour me couper encore plus le souffle.

Dans sa petite robe noire, elle ressemblait à une fée clochette gothique. Quelques perles de sueur roulaient jusqu’à la naissance de ses seins. Elle continua la conversation musicale parfois tendre (le vieil amant), souvent bravache (fleur de saison, dame de lotus), une ou deux fois provocante (I want to be your dog). Plus le temps passait, plus j’étais sous le charme de cette belle brunette. Plus le temps passait, plus elle me souriait.

Mais lorsque la musique s’arrêta, je compris que je venais d’assister à un moment magique, un concert d’Emilie Simon à Scopitone charmant petit festival nantais de musique électronique.
Par Reivilo
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Dimanche 23 juillet 2006

Pour commencer cette petite tournée des festivals rock de l’été, direction Carhaix et ses « Vieilles Charrues ». Comme je ne pouvais pas y passer le week-end entier, le choix s’est porté sur la journée du vendredi. Les têtes d’affiche de la soirée était Placebo pour la partie rock, et Raphaël pour la partie chanson française.

Placebo est une machine incroyable à entendre et voir. Le groupe sur scène enchaîne avec une puissance sonore inouïe titres de son dernier album et singles des albums précédents. L’efficacité de l’ensemble est redoutable. Brian Molko possède un charisme inversement proportionnel à sa taille et arrive à lui seul à électriser les 50 000 personnes qui assistent au concert. C’est la quatrième fois que je vois Placebo dans des grands festivals, et à chaque fois j’en ressors avec le même sentiment, la machinerie est trop huilée, il manque un souffle, une vie à l’ensemble. A la fin de ces concerts, on a les jambes coupées comme à la sortie d’une grand huit, mais ce n’est qu’un manège avec une émotion fugace.

La bonne surprise du début de soirée fut les Grenoblois de Rhésus. Ce jeune trio vainqueur d’un concours de découverte organisé par les « Inrocks » a livré une prestation tout en contrôle, puissance, et rage. Le rock français peut s’enorgueillir de posséder dans ses rangs un groupe comme Rhésus, élevé avec la musique de Cure, et quelques vieux Bowie. Le concert fut un vrai plaisir, et beaucoup de ceux qui étaient présents aux débuts de soirée, racontaient ce moment aux retardataires. Signe à mes yeux de la qualité du concert.

Mais la véritable claque au sens propre du terme fut le concert de Didier Super. La réputation du bonhomme est sulfureuse, Télérama a écrit que son disque est le plus mauvais album de tous les temps. L’arrivée sur scène se fait avec une reprise de Johnny (Quelque chose de Tennessee) qui met une bonne claque aux mauvaises odeurs de la veille. Ensuite ce fou furieux enchaîne comme il peut des titres plus ou moins écrits, plus ou moins chantés, plus ou moins composés. Ces textes d’une drôlerie imparable sont à prendre à un degré qu’il faudrait inventer. On ne sait pas si on ait face à un lard ou un cochon. On hésite à monter sur scène pour frapper l’animal Eh ! Zizou vient lui mettre un coup de boule ! Mais il faut reconnaître que ce petit con est capable de donner les derniers concerts punk de France. Et rien que pour cela merci Didier.

Nous n’avons ni vu Raphaël, ni Diam’s. Nous avons écouté de loin Shout out louds, Deus, mais c’était l’heure de bonnes bières entre potes. Nous avons regardé un bon Tiersen, mais nos corps commencaient à souffrir de la fatigue, et lorsque nous avons quitté Eppilihp, il semblait lui aussi bien fatigué. La semaine prochaine, je vais voir une triplette de pachydermes dans le nord de la Mayenne.

Je mets en lien le site de Didier Super, et comme dit le site « faut mieux en rire que s’en foutre ». Eloignez les enfants SVP

http://www.didiersuper.com/
Par Reivilo
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Lundi 31 juillet 2006
 

Le week-end dernier, mon parcours de festivalier s’arrêtait à Lassay-les-Châteaux (53 – Ma Mayenne natale). « Les 3 Eléphants » est un festival que j’aime beaucoup. D’abord, avec ses 7 000 à 10 000 spectateurs par soir, on n’est pas dans un rassemblement géant, et l’ensemble garde un côté humain et très généreux. Ensuite, l’ambiance y est comme je l’apprécie conviviale et bon enfant. Enfin, et c’est l’essentiel, la programmation est de qualité.

 Cette année, la tête d’affiche était « Archive », atmosphère très « Massive Attack » ; bon gros son ; chanteurs aux voix remarquables ; puissance scénique certaine. On peut reprocher un manque d’originalité, mais la performance était là. Les amoureux des Floyd, du trip-hop de Bristol et des climats entre rêve et cauchemar seront ravis.

Comme dans chaque festival, un groupe ou un artiste a créé la surprise. Cette année, elle est venue d’Autriche. « BAUCHKLANG » groupe de 5 musiciens qui n’ont utilisé aucun instruments pendant leur concert. Leur musique (un electro-rock rageur, un hip-hop danceur) est entièrement vocale. Les membres du groupe imitent à la perfection un paquet monstrueux d’instruments de musique. Certains d’entre eux étaient de véritable beat-box humain, alors que les autres pouvaient vous faire croire que devant vous se trouvaient guitares, basses, et claviers. Le concert fut un incendie généralisé. Il faut dire que la performance était gigantesque et qu’elle a laissé de nombreuses traces chez les festivaliers présents vendredi.

Vous trouverez ici un joli exemple de leur classe :  une reprise de U2

Et ICI leur site.

Parmi les bons concerts des deux soirs, il fallait voir les « Kill the young » et leur rock très british, Maceo Parker et sa soul à faire frémir Otis Redding et Jehro pour ces rythmes latino très suaves (trop suave pour le chasseur de petit canard). Je tairais la performance plus que médiocre des « Dionysos ».

Mais la claque de ces 2 jours, nous a été donnée par Katerine. L’animal était en grande forme et a mis le feu à la grande scène le samedi soir. Ceux qui ne connaissent pas « Louxor, j’adore », « je vous emmerde » et « V.I.P » ont bien tort. Le garçon est un feu folet. Et oser remettre les sous-pulls en acrylique et les slips verts à la mode, il fallait le vouloir. Bref, Katerine est une bombe humaine qui explose plus dans ta culotte que dans ta main.

Le site du monsieur.

Dans 2 semaines, direction Saint-Malo, pour l’épisode final de cette année.

Par Reivilo
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Jeudi 17 août 2006

Ma petite tournée des festivals se terminait cette année au fort Saint-Père (tout proche de Saint-Malo) pour « la route du rock ». L’ambiance était à l’ancienne, beaucoup moins festive que les autres rassemblements de ce genre. Le choix des organisateurs est simple, tout pour la programmation. Je regrettais de ne pouvoir être présent le samedi, avec une affiche extrêmement allèchante. Mais j’avais des places pour le dimanche.


Le début de la soirée fut au bord de la catastrophe, deux premiers groupes complètement hors-sujet. Grizzly Bear, un chant affreux, des mélodies inexistantes, et un charisme proche du zéro absolu. Spinto Band, malgré les rumeurs de groupe génial, est très loin de ses révérences (weezer pour ne citer qu’eux). Ces deux premières performances sous un ciel menaçant ne laissaient pas présager d’une bonne soirée.


Heureusement, tel le Zorro (zozo) qu’il ait, monsieur Philippe Katerine fit tout exploser encore une fois. Et on se retrouva de nouveau le cul dans l'herbe. Quel bonheur, de voir ce zigoto se trémousser partout sur scène, chanter ses inepties avec un sourire à faire frémir plus d’une jeune fille, et emballer tout cela d’un magnifique son rock.


Le dernier concert auquel nous assistions fut celui des Franz Ferdinand. Ce groupe est tellement génial sur scène qu’il est difficile de transcrire la fièvre qui renversa la foule du fort. C’est vrai, que les têtes d’affiches ont tendance à se la jouer facile pendant les festivals. Et les Franz ont un peu déroulé leur show de cette façon. Mais actuellement, aucun groupe ne dispose dans son répertoire d'autant de chansons à vous faire passer le cul par-dessus la tête que ces écossais. Et ils n’ont sorti que deux albums.


J’ai déjà passé de meilleures soirées à la route du rock (ah les Death in Vegas, Interpol, Electric soft parade…). Mais, cette année, ce fut le retour à la gloire pour l’équipe de Franz.

Par Reivilo
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Samedi 7 octobre 2006
Si à Nantes toutes les saisons n'ont pas très bien débutées, il faut reconnaitre que L'Olympic, comme chaque année, nous a concocté un programme d'enfer. Première pièce majeure, la venue de Mogwaï est l'évènement de l'automne.

Ces écossais jouent un post-rock stratosphérique. Ils vous prennent par la main et vous font visiter un paysage musical ahurissant, rempli de plaines désertiques, de vallons luxuriants et de creuvasses vertigineuses. Et quand un piano installe une mélodie imparable dans ce décor de film, on touche le firmament. "Friend of the Night" placé en deuxième position du set d'hier a arraché des larmes à plus d'un des spectateurs.

Les guitares électriques se saturent, se mélangent, se rejoignent, deviennent inaudibles, puis parfaitement mélodieuses. Le jeu de scène est minimaliste, voire inexistant, qu'importe la musique produite est somptueuse.

Le concert d'hier était un grand moment, et nous ne regettions plus à la sortie de les avoir manqué d'une journée à Saint-Malo


Pour ceux qui ne connaissent pas et souhaitent découvrir  cliquer ici




Par Reivilo
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Mardi 28 novembre 2006
Lundi soir, le chanteur brestois était en visite à Nantes pour un concert survolté à L'Olympic.

Bien sûr, nous étions face à un animal. Une espèce de croisement entre un Joe Strummer époque Mescaleros et un Gainsbourg période Casino de Paris.

Ce n'était pas toujours beau à voir, il y avait des trous de mémoires, mais l'ensemble tenait sacrément bien la route.

D'abord, par ce que les nouvelles chansons sont coulées dans un bronze résistant à toutes les versions. Ce sont des pièces uniques, des rochers bretons, des granits gris et roses. Miossec, cela se voit, est fier d'elles. Donc ils nous les a offertes dans des versions soit dépouillées, soit bagarreuses, soit douces. Mais ce sont de vraies merveilles.

Ensuite les anciennes ont subi des liftings qui s'apparentaient à des travaux complets réussis (Le Cul par terre, L'infidélité), quelques retouches salutaires (Tonerre, Que devient ton poing quand tu tent les doigts) Voire quelques peintures intérieures pour atteindre le sublime (Brest)

Bien sûr, on pourrait critiquer le trou de mémoire sur "Je m'en vais" mais quand la bonne chaleur de l'animal a envahi la salle, alors nous lui avons tout pardonné.
Par Reivilo
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Mercredi 13 décembre 2006
L'expérience fut étrange. Nous étions à Saint Mars la Jaille, face à nous sont venus jouer 3 groupes. Même s'ils ne sont pas encore célèbres, ils commencent à se faire un nom dans la scène rock. Mais samedi soir le public n'était pas présent. Macze Decarpate, Kaolin et Rhésus ont joué devant une salle vide (maxi 100 personnes).

Pour ouvrir le bal, Maczde Decarpate nous a proposé un rock musclé, élevé au Red Hot Chili Peppers et autre Rage Against the Machine. L'enthousiasme de ces 4 petits jeunes a permis de faire passer un ensemble solide, mais qui cherche encore un peu trop sa voie.

Ensuite Kaolin nous apporta la confirmation de sa grande forme actuelle. Qu'on ne se trompe pas, Kaolin est un groupe de rock, les guitares sont là pour donner un son incroyable, les textes sont mordants et se prélasse rarement dans le sentimentalisme, et enfin les 4 de Montluçon sont un des rares groupes de se pays à jouer comme un groupe anglais lorsqu'ils sont sur scène. En fait, pour les mijorés qui penseraient aller voir des chanteurs la la la, il faut vous rendre à l'évidence Kaolin est à des kilomètres de son "partons vite".

Enfin, Rhésus m'a bouleversé pour la troisième fois de l'année 2006. Ce groupe est magistral et son talent n'en finit pas de m'impressionner. Le concert de samedi fut une splendeur de maîtrise, de classe, de talent que 4 jours après je suis toujours dans la magie de cet instant.

Ces groupes ont respecté le peu de public présent en donnant le meilleur. Les concerts étaient trois réussites. Et comme c'était la dernière date de la tournée, tous se sont lâchés pour donner plus que de la musique aux spectateurs.



Par Reivilo
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Vendredi 22 décembre 2006

La grande attraction de cette fin d'année, à Nantes, est l'ouverture du Zénith. Cet énorme bloc de béton est présenté comme l'une des plus grandes salles de spectacle de l'hexagone. L'architecture blockhaus de l'ensemble n'est pas très engageant. De l'extérieur, le Zénith n'est qu'un cube sans beauté. A l'intérieur, il fallait passer l'épreuve du son (la plus importante de toutes).

Dimanche dernier, c'est Muse qui devait nous apporter la preuve que cette salle était un lieu unique. Le Trio Britannique nous a livré un concert tout en puissance et énergie. Sur scène, Muse est le groupe le plus enthousiasmant du moment. Leur musique est faite pour être jouée devant des foules. C'est de l'énergie à l'état pur.
En live, leurs morceaux sont amples, plein de vigueur, avec la guitare magistrale de Matthew Bellamy qui renverse tout ce qui pourrait se dresser sur sa route.

Muse sur scène, c'est une jouissance. Il fallait voir la foule basculait sur "Plug in Baby" ou sur "Time is running out. C'est un état extatique de plusieurs minutes. C'est un accélérateur cardiaque (Hysteria) et un euphorisant  pour plusieurs jours.Muse c'est les meilleurs concerts de rock à voir en ce moment.

Mais Muse, c'est principalement son leader charismatique (Matthew Bellamy). Et cet homme possède toutes les qualités , mais aussi tous les défauts  de n'importe quel génie. Si il est brillant, guitariste hors norme, chanteur à la voix d'ange, performer ultime, c'est aussi un mégalo de première. Il impose à ses deux acolytes  l'ensemble de ses choix. Mais, les deux autres membres de Muse ont compris qu'ils n'existeraient sans leur leader. Muse est un monstre des temps moderne, trop fort pour le rock actuel, trop brillant, trop mégalo, trop dans tout ce qu'ils font même quand c'est du n'importe quoi.

PS : La photo a été prise pendant le concert de dimanche (trouvée sur un site de fan).
Par Reivilo
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