Nantes, le 3 mai, la ville s'endort sûre de sa force. Cette ville est incroyable, rien ne destabilise, rien ne la fait trembler. Mais ce soir, s'est produit le début d'un raz-de-marée, une vague qui ne se brisera pas avant d'avoir fait plusieurs fois le tour de la terre.Devant l'Olympic, LA SALLE ROCK de la ville, la foule est déjà dense, la foule est jeune (très jeune) et la foule respire les premières bouffées de ses soirées chaudes de fin de printemps. Tout le monde attend. En première partie, les MILBURN assure un gentillet concert de pop-punk, que leur jeunesse tient à bras le corps. La foule, elle, se contente de secouer la tête dans tous les sens, un petit échauffement avant l'effort intense.
21h40 c'est l'heure. On va voir ce qu'on va voir. Est-ce que les promesses seront tenues ? Est-ce que ces singes givrés sont les bombes annoncées partout. La foule, elle, se tape des considérations et pousse des hurlements de bête.
Le concert est un enchainement de titres plus remarquables les uns que les autres. Ces gamins sont des tueurs. Ils ont commencé leur conquête de la planète. Ce n'est pas un groupe qui joue devant nous mais l'avenir immédiat du Rock. Ils ont tout, le style, l'allure, les morceaux, les voix, les physiques, tout en eux est fait pour qu'ils soient la bouffée d'oxygène du rock. La foule, elle, se demande comment elle finira le concert, sur les genoux, on n'est qu'au troisième titre.
Et lorsque les monkeys débutent leurs quelques singles on sait qu'on ait devant des standards (I Bet You Look Good On The Dancefloor, Fake Tales Of San Francisco) ou un ou deux inédits comme "love machine" à se rouler par terre. La foule, elle, est dans le rouge depuis trop longtemps pour comprendre à ce qu'on assiste.
Après 50 minutes de concert, la foule se réveille. Les monkeys ont quitté la scène sans un rappel. En fait, ils nous ont joué tous leurs morceaux. Et la foule, elle, siffle un peu incapable d'admettre que ces gamins de 19 ans n'aient écrit que 15 chansons dans leur histoire. Je ne crois toujours pas à ce que j'ai vu hier soir, j'espère ne jamais revoir ce groupe sur scène, car le prochain tour aura lieu dans des salles trop immenses pour moi. Allez en route pour la gloire, mes petits macaques.

Quel choc ! Un vendredi d'enfer à l'Olympic !
Le début de la soirée fut au bord de la catastrophe, deux premiers groupes complètement hors-sujet. Grizzly Bear, un chant affreux, des mélodies inexistantes, et un charisme proche du zéro absolu. Spinto Band, malgré les rumeurs de groupe génial, est très loin de ses révérences (weezer pour ne citer qu’eux). Ces deux premières performances sous un ciel menaçant ne laissaient pas présager d’une bonne soirée.