Poésie

Jeudi 30 mars 2006

 


Ses yeux clignent la mascarade

Pauvre lâche, mon masque en rade

Ses petits seins sautillent comme des vagues

Et mes doigts filent comme je divague

Sa bouche tiède et sèche comme le mistral

Elle sur le dos, moi aux étoiles

Par Reivilo
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Dimanche 16 avril 2006

Je connais votre commissure

Ce replis de vos lèvres miel

Je soupçonne des meurtrissures

Des phrases au goût de fiel

 

Je connais vos douces lèvres

Vos baisers chauds que je bénis

J’oublie ces jours cette fièvre

Pour me vêtir d’une agonie

 

Je connais votre belle bouche

Sa couleur vive son trait exquis

On vous décrit peu farouche

Vous leur crachez votre mépris
Par Reivilo
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Dimanche 30 avril 2006
Je me souviens d'un dimanche
Stéphanie nue dans un champ
Ses vêtements posés sur les branches
De son corps au rebonds tranchants
De ses seins, son cul, ses hanches
Il ne me reste le plus touchant
J'ai toujours en moi l'image
De son bel et grand sourire
De nos amours sur la plage
De nos nuits au goût d'Elixir
Mais des tempêtes, des jours d'orage
Il ne me reste aucun souvenir
Par Reivilo
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Vendredi 26 mai 2006

Jeux malsains, ton corps éteint

Je vis par toi mes vices

Jeux malsains, ton corps enfreints

J’attache tes mains novices

Jeux malsains, ton corps d’airain

Je couvre des plaies d’épices

Jeux malsains, ton corps de satin

J’embrasse tes lèvres métisses

Jeux malsains, ton corps sans fin

Je suis mort, viens mon Alice

Par Reivilo
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Dimanche 18 juin 2006
Je suis homme captif dans son oeil unique
J'étais homme libre, me voici ombre asservie
J'ai été jugé, brisé, craché comme une chique
Coupable d'un sourire, de trop de mépris

Cette femme cyclope me menotte comme un damné
Cette femme cyclope m'ignore et me rejette
Je ne suis qu'un esclave à sa maitresse enchainé
Je ne suis qu'un esclave abaissé à une tentation muette
Par Reivilo
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Mercredi 5 juillet 2006
Lorsque le jour se lève enfin
Que ma mélancolie m'étreint
Que mes désirs deviennent malsains
Je maudis à quoi ma vie m'astreint

Lorsque le jour se lève enfin
Que j'espère être réveillé par ton parfum
Que seul, je suis chaque matin
Je maudis cet amour éteint

Lorsque le jour se lève enfin
Que l'alcool rend mes souvenirs sereins
Que mes larmes ne servent à rien
Je maudis le ciel et tous ses saints

Mais un jour se lèvera enfin,
Où j'aurai oublié de ton corps le dessin
Et le chaleur de nos ébats clandestins
Je maudirai ce jour jusqu'à ma fin
Par Reivilo
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Jeudi 20 juillet 2006
Vous dormiez la tête posée sur votre pull
A quoi rêviez-vous seule dans votre bulle
Moi, je vous ai longtemps observée
Belle immobile, aux fins traits figés

Vos épaules nues que l'été avait colorées
Vos lèvres graves aux contours dessinés
Cette perle de nacre posée sur votre gorge
Ces perles de sueur au goût amer de l'orge

Que votre rêve ne devait être que douceur
Pour que votre visage ne fût que candeur
Vos paupières dissimulent deux merveilles
Deux billes bleues qui scintillent au soleil

Dans ce TGV qui me conduisait à Nantes
Nul paysage avait votre beauté troublante
Je maudissais ce train et sa folle vitesse
Il court sans fin, alors que rien ne presse

Calmement, vous délaissiez vos songes
Votre visage avait la couleur du mensonge
Un rose profond aux joues et les yeux mi-clos
Vous sembliez une héroïne prise dans un huis-clos

Le train en gare d'Angers, c'est tranquillement arrêté
Et pour ma souffrance, vous vous êtes levée
Qu'aurai-je encore longtemps par plaisir apprécié
De vos yeux clos, dans un fort émoi, observer
Par Reivilo
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Mercredi 2 août 2006
Janvier ; Minuit ; Je fuis
Nantes ; la nuit ; Je fuis
Le froid écrase ma tête
De l'obscur, une voix m'arrête
"T'as du feu ?" comme à une bête
Malgré le gel, je lève la tête,
Un visage laiteux au nez rougi
Une bouche mince aux lèvres noircies
Je fixe mon regard sur ce faciès
Je bloque, figé, par sa délicatesse
J'essaye un sourire, pas d'assurance
J'essaye un sourire, rictus de souffrance
Elle n'a qu'un oeil, l'autre effacé
Comme un pauvre con, je suis gêné
Elle n'a qu'un oeil, l'autre masqué
Une orbite sombre, sous voile nacré
Son oeil foudroie mon air scrutateur
Elle méprise mon regard  de fouineur
Je ne suis pas Ulysse, devant Polyphème
Je n'ai ni vin, ni ruse, ni stratagème
Je rougis comme le con que je suis
J'ai perdu l'approche, je cherche un répit
"Alors t'as du feu, au lieu de mater !"
"Non ?", elle est partie sans se retourner


Par Reivilo
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Vendredi 29 septembre 2006

De mon cœur coule un fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a poli

Sur son lit restent quelques rares rochers

Charriés lorsqu’il était encore en vie

 

Hier, ses crues aux larges secousses

Creusaient des sillons où coulait la passion

En mon corps, elles laissaient tant de ressources

Que le Nil à ses côtés semblait faible oisillon

 

Aujourd’hui, le limon n’est qu’un souvenir

Rien ne vient plus irriguer ma sèche solitude

Dire que je voulais t’offrir un immense empire

Que je suis à la tête d’un pays de désuétude

 

De mon cœur coule un fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a poli

Sur ses rives désormais abandonnées

Ne vivent que de vieux serpents maudits

 

Hier, ma richesse venait de ta tendresse

Qui comblait mon être à chaque instant

Maintenant, sur le sable de ma tristesse

Je survie de rien, réduit en simple mendiant

 

Aujourd’hui, j’attends que le Nil

Vielle vipère des sables endormie

D’une morsure m’envenime

Que je sombre sans répit

 

De mon cœur coule un long fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a……………

Par Reivilo
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Dimanche 15 octobre 2006
A une petite blonde qui ne me regardera jamais.


Quand je pense à elle, je me dis que…

Je me dis que je ne pense qu’à elle

Elle vibre douce et mélodique

Et ce mélo dit que aimer est cruel

Crue ? elle ? non ! bien trop pudique !

Alors verra-t-elle que je ne pense qu’à elle ?


Par Reivilo
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