Ses yeux clignent la mascarade
Pauvre lâche, mon masque en rade
Ses petits seins sautillent comme des vagues
Et mes doigts filent comme je divague
Sa bouche tiède et sèche comme le mistral

Ses yeux clignent la mascarade
Pauvre lâche, mon masque en rade
Ses petits seins sautillent comme des vagues
Et mes doigts filent comme je divague
Sa bouche tiède et sèche comme le mistral
Je connais votre commissure
Ce replis de vos lèvres miel
Je soupçonne des meurtrissures
Des phrases au goût de fiel
Je connais vos douces lèvres
Vos baisers chauds que je bénis
J’oublie ces jours cette fièvre
Pour me vêtir d’une agonie
Je connais votre belle bouche
Sa couleur vive son trait exquis
On vous décrit peu farouche
Jeux malsains, ton corps éteint
Je vis par toi mes vices
Jeux malsains, ton corps enfreints
J’attache tes mains novices
Jeux malsains, ton corps d’airain
Je couvre des plaies d’épices
Jeux malsains, ton corps de satin
J’embrasse tes lèvres métisses
Jeux malsains, ton corps sans fin
Je suis mort, viens mon Alice
De mon cœur coule un fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a poli
Sur son lit restent quelques rares rochers
Charriés lorsqu’il était encore en vie
Hier, ses crues aux larges secousses
Creusaient des sillons où coulait la passion
En mon corps, elles laissaient tant de ressources
Que le Nil à ses côtés semblait faible oisillon
Aujourd’hui, le limon n’est qu’un souvenir
Rien ne vient plus irriguer ma sèche solitude
Dire que je voulais t’offrir un immense empire
Que je suis à la tête d’un pays de désuétude
De mon cœur coule un fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a poli
Sur ses rives désormais abandonnées
Ne vivent que de vieux serpents maudits
Hier, ma richesse venait de ta tendresse
Qui comblait mon être à chaque instant
Maintenant, sur le sable de ma tristesse
Je survie de rien, réduit en simple mendiant
Aujourd’hui, j’attends que le Nil
Vielle vipère des sables endormie
D’une morsure m’envenime
Que je sombre sans répit
De mon cœur coule un long fleuve asséché
Long ruban de sable que le temps a……………
Quand je pense à elle, je me dis que…
Je me dis que je ne pense qu’à elle
Elle vibre douce et mélodique
Et ce mélo dit que aimer est cruel
Crue ? elle ? non ! bien trop pudique !
Alors verra-t-elle que je ne pense qu’à elle ?