L'échange

Publié le par Reivilo

Quand Clint Eastwood est derrière la caméra, il faut se préparer à un film à l'ancienne, loin des effets de mode et des effets spéciaux qui régissent le cinéma Hollywoodien d'aujourd'hui. "L'échange" est bien dans cette définition.
 
D'abord, l'histoire complètement incroyable de Christine Collins qui dans le Los Angeles de 1930 élève seule son enfant en ayant une activité professionnelle prenante. Et c'est lorsqu'elle laisse son fils un samedi pour aller travailler que ce dernier disparaît du domicile familial. Après 5 mois d'une enquête qui n'avance pas, la police retrouve par hasard un enfant qui prétend s'appeler Walter Collins. Mais lorsqu'il est présenté à sa mère, ce n'est pas le bon enfant. La police, alors, essaie de contrainte la mère à reconnaître cet enfant. Le capitaine de cette brigade spéciale ira jusqu'à interner en hôpital psychiatrique la mère. Cette histoire tirée d'un fait divers des années 30 permet à Eastwood d'aborder plusieurs thèmes de prédilection, l'individu face au système, le pot de terre face au pot de fer. La protection des enfants face au monde extérieur, thème déjà évoqué dans "Un monde parfait" et "Mystic River".
 
Ensuite, une mise en scène au cordeau, des plans parfaitement construit, une lumière splendide et un rythme parfait donnent à ce film la grandeur des classiques hollywoodiens. Clint Eastwood prouve une nouvelle fois la maestria de son art en réalisant un film de très grande classe. Et cette perfection technique donne au film un cachet tellement rare en ce moment que l'on peut que s'en féliciter.
 
Sans aucun doute, "L'échange" fera partie de mon palmarès de fin d'année. Et je mange mon chapeau si Angelina Jolie ne décroche pas l'oscar après une telle performance...
Publicité

Publié dans Ciné

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article