Nausicaä

Publié le par Reivilo

L’œuvre de Miyazaki est distribuée dans les cinémas français avec des contretemps qui montrent à quel point l’image de l’animation japonaise a évolué ces 10 dernières années, mais aussi notre inculture complète de ce genre majeur. Nausicaa est le second film du réalisateur, le film est de 1984, il est diffusé en France en 2006 (Va comprendre Charles).


Si techniquement le film est daté, la puissance du numérique n’était encore qu’un fol espoir, l’histoire, elle, est l’une des plus troublante que Miyazaki nous ait jamais narré. Nausicaa, jeune princesse d’une région perdue d’une terre dévastée, va combattre les humains qui souhaitent détruire un forêt toxique création et source de tous les malheurs de notre espèce. La jeune fille devra démontrer la coexistence entre les hommes et des insectes géants est la seule chance de survie.


Ce film, aussi léger et souple dans sa construction que sa jeune héroïne aux commandes de son Deltaplane, nous transporte dans un univers enchanteur. Miyazaki est un nostalgique du 19eme siècles, un mordant défenseur de la nature, et un doux rêveur fabricant les machines imaginaires les plus belles du cinéma.


Miyazaki a une œuvre tellement plus riche que ces deux succès en France que sont Chihiro et Monoké. Porco Rosso, chef d’œuvre complètement sous-estimé, nous emmène sur des îles de la méditerranée aux couleurs irréelles. Le château dans le ciel, œuvre naturaliste et magique, reste mon film préféré. La scène où la jeune fille tombe d’un ballon dirigeable géant, et fini sa chute au ralenti baignant dans une aura bleue au fin fond d’une mine, est l’un des moments des plus poétique que j’ai vu au cinéma. Kiki la petite sorcière, film initiatique à la douceur intemporelle. La liste est longue et je m’enflamme à chaque fois. Juste un conseil, allez voir tous les films de Miyazaki. Ce réalisateur est l’un des derniers maîtres du cinéma nippon.


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Publié dans Ciné

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