Le Nil

Publié le par Reivilo

De mon cœur coule un fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a poli

Sur son lit restent quelques rares rochers

Charriés lorsqu’il était encore en vie

 

Hier, ses crues aux larges secousses

Creusaient des sillons où coulait la passion

En mon corps, elles laissaient tant de ressources

Que le Nil à ses côtés semblait faible oisillon

 

Aujourd’hui, le limon n’est qu’un souvenir

Rien ne vient plus irriguer ma sèche solitude

Dire que je voulais t’offrir un immense empire

Que je suis à la tête d’un pays de désuétude

 

De mon cœur coule un fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a poli

Sur ses rives désormais abandonnées

Ne vivent que de vieux serpents maudits

 

Hier, ma richesse venait de ta tendresse

Qui comblait mon être à chaque instant

Maintenant, sur le sable de ma tristesse

Je survie de rien, réduit en simple mendiant

 

Aujourd’hui, j’attends que le Nil

Vielle vipère des sables endormie

D’une morsure m’envenime

Que je sombre sans répit

 

De mon cœur coule un long fleuve asséché

Long ruban de sable que le temps a……………

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Publié dans Poésie

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J
Très joli poème.Je suis revenu le lire paisiblement et j'aime beaucoup.
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