La vengeance dans la peau

Publié le par Reivilo

Le troisième épisode de la saga de Jason Bourne est la magnifique confirmation que le cinéma d'action américain est une incroyable usine de recyclage des modes de création narratifs et visuels des autres genres cinématographiques.

"La vengeance dans la peau" possède dans son jeu un paquet d'atouts.

D'abord, un acteur de grande classe, Matt "gueule d'ange" Damon qui est terriblement efficace. Sa performance allie la retenue à l'explosion de violence.

Ensuite, les auteurs ont construit un scénario complètement paranoïaque, digne d'une saison entière de la série "24 heures". Le propos possède une véritable résonance dans l'actualité.La profondeur du personnage et la cruauté du monde dans lequel il évolue sont troublants de justesse.

Enfin, la mise en scène nerveuse de Paul Greengrass permet à "la vengeance dans la peau" de se faire succéder les scènes d'action à un rythme vertigineux. En 2002, j'avais beaucoup aimé son "Bloody Sunday". Et Greengrass est le réalisateur des films à l'émotion froide, aux scènes d'action tournées comme dans un documentaire. Ne vous attendez pas à un bon mot après chaque fusillade, Jason Bourne laisse cela à James Bond ou à John McLane.

La série des Bourne a renouvelé un genre cinématographique mori(bond).D'ailleurs son aïeul (JB, ils ont les mêmes initiales) a parfaitement compris la manoeuvre en lui emboitant le pas dans son dernier opus. La fin de cette série permet de croire encore au cinéma hollywoodien.


 
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Publié dans Ciné

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