Semi-Pro

Publié le par Reivilo

Les comédies sur les "fan de..." (Podium, Jean-Philippe, Disco) lorsqu'elles sont françaises donnent souvent des films parfois drôles, pardois réussis, mais souvent faiblards par manque d'amour et de respect de leur sujet. Et on remarque particulièrement que le brio des acteurs est souvent le seul point positif tellement qu les gags, le rythme, la mise en scène sont absents.

L'approche américaine pour ce genre (sous-genre) de comédie est tout autre. D'abord, l'amour du sujet traité est sincère, maitrisé. Ensuite le rythme est l'arme, les gags s'enchainenent avec un tempo remarquable. La différence entre "Podium" et "Semi-Pro" est que Will Ferell adore le basket, adore les années 70 et est entouré d'acteurs en très bonne forme.

Woody Harelson, déjà vu récemment dans le dernier des Frères Coën "No Country for old men" est de retour dans une forme olympique. André Benjamin en star montante de la NBA est plus que convaincant.

Mais ce qui est réussi dans l'histoire de cette équipe plus qu'improbable de la ligue fantoche de la ABA est l'imparable talent drolatique de Will Ferell. On est face à un moment historique du sport US; la fin du professionnalisme bon enfant, et le passage à l'argent omniprésent. "Semi-Pro" narre avec humilité ce petit instant oublié mais avec le sens comique chevillé aux tignasses funky de ses héros.



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Publié dans Ciné

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